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Cancer du côlon : ces aliments à éviter pour réduire vos risques

Cancer du côlon : ces aliments à éviter pour réduire vos risques

Le cancer du côlon est le troisième cancer le plus fréquent dans le monde. De nombreuses recherches s’intéressent à l’impact de l’alimentation sur cette maladie. Si aucun régime ne peut à lui seul prévenir ou guérir le cancer du côlon, certains choix alimentaires peuvent influencer l’inflammation intestinale, la tolérance aux traitements et le risque de complications.

Les spécialistes insistent sur l’importance de limiter la consommation de certains aliments, particulièrement ceux issus de l’industrie alimentaire, qui favorisent un terrain inflammatoire propice au développement de lésions précancéreuses. Comprendre ces mécanismes permet d’adopter une alimentation plus saine et mieux adaptée à la prévention.

L’impact des aliments ultra-transformés sur l’intestin

L’inflammation chronique liée à l’alimentation industrielle

Les experts alertent sur le rôle central des aliments ultra-transformés dans l’apparition d’une inflammation chronique de l’intestin. Ces produits, riches en sucres ajoutés, en graisses saturées et en sel, contiennent souvent de nombreux additifs comme les émulsifiants.

Selon le Dr Gérald Kierzek, ces aliments augmentent le risque de cancer du côlon car leur composition perturbe le microbiote intestinal et favorise l’inflammation. Cette inflammation persistante crée un terrain favorable à la carcinogenèse, c’est-à-dire à la formation de cancers.

Le microbiote intestinal, un facteur clé

Le microbiote intestinal joue un rôle essentiel dans la protection de la muqueuse digestive. Une alimentation dominée par des produits industriels réduit la diversité bactérienne et provoque des déséquilibres durables. Ces déséquilibres fragilisent la paroi intestinale, facilitent le passage de substances pro-inflammatoires et entretiennent un état inflammatoire permanent.

À long terme, cela peut augmenter le risque de polypes précancéreux, une étape importante dans le développement du cancer colorectal. Une étude menée auprès de 29 000 femmes montre un lien clair entre consommation d’aliments ultra-transformés et lésions précancéreuses. Les résultats indiquent que le risque de développer des adénomes colorectaux est multiplié par 1,5 chez celles qui en consomment un tiers de leurs calories.

Revenir à une alimentation protectrice du côlon

Favoriser les fibres et les produits bruts

Les nutritionnistes recommandent d’augmenter la consommation de fibres alimentaires et de privilégier les produits bruts comme les fruits, légumes et céréales complètes. Ces aliments apportent vitamines, minéraux et antioxydants, essentiels pour la santé.

Les fibres solubles, en particulier, facilitent le transit en augmentant le volume des selles. Elles agissent comme une brosse douce dans l’intestin. Lorsqu’ils sont bien tolérés, ils contribuent à maintenir un environnement intestinal sain.

Les légumineuses et les céréales complètes, des alliés

Les légumineuses, telles que lentilles, pois chiches et haricots, sont riches en fibres et en protéines végétales. Elles nourrissent les bonnes bactéries de l’intestin et régulent le transit.

Les céréales complètes, riches en fibres insolubles, augmentent la satiété et aident à contrôler la glycémie. Leur consommation régulière limite les pics de sucre dans le sang et favorise un environnement intestinal moins inflammatoire, ce qui est bénéfique en prévention comme pendant les traitements contre le cancer.

Protéines de qualité et alimentation équilibrée pendant les traitements

Lors de traitements, il est crucial d’assurer un apport suffisant en protéines de qualité pour limiter le risque de dénutrition. L’Académie Espagnole de Nutrition recommande de varier les sources : poissons, notamment gras, viandes maigres comme le poulet ou la dinde, œufs, légumineuses bien cuites et produits laitiers.

Un filet d’huile d’olive peut compléter les plats pour un apport en bonnes graisses. Cette diversité alimentaire aide à soutenir l’organisme, préserver la masse musculaire et mieux tolérer les effets secondaires des traitements. Il est toutefois conseillé d’éviter certaines huiles de cuisson, qui pourraient augmenter le risque de maladies inflammatoires.

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