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Alcool et cancer colorectal : la vérité choquante révélée par une étude américaine

Alcool et cancer colorectal : la vérité choquante révélée par une étude américaine

Une nouvelle étude américaine, publiée en janvier 2026 dans la revue Cancer, remet en question l’idée selon laquelle un petit verre de vin ou un apéritif occasionnel n’aurait pas d’impact sur la santé digestive. Elle examine la relation entre la consommation d’alcool tout au long de la vie et le risque de développer un cancer du côlon ou du rectum.

Les chercheurs du National Cancer Institute ont suivi plus de 88 000 adultes sans antécédents de cancer. Ils ont analysé leurs habitudes de consommation d’alcool sur plusieurs années. Leur conclusion est claire : une consommation régulière et élevée augmente le risque de cancer colorectal. À l’inverse, arrêter l’alcool pourrait réduire certains signes précancéreux.

Ce que révèle l’étude sur le lien entre alcool et cancer colorectal

Les participants ont décrit leur consommation d’alcool depuis leur jeunesse. Pendant le suivi, 1 679 cas de cancer colorectal ont été diagnostiqués. La chirurgienne colorectale Lynn M. O’Connor explique que plus une personne boit longtemps, plus son côlon et son rectum sont exposés à des lésions et à des dommages dans leur capacité à se réparer, ce qui favorise le développement du cancer.

Depuis longtemps, l’Organisation mondiale de la santé considère l’alcool comme un cancérogène avéré. En France, environ 47 500 nouveaux cas de cancer colorectal sont détectés chaque année, avec 17 000 décès. Les spécialistes constatent aussi une augmentation des diagnostics chez les jeunes, notamment pour les cancers du rectum. La gastro-entérologue Fola May souligne que l’effet de l’alcool sur différentes parties du côlon reste encore à mieux comprendre.

Un seuil à deux verres par jour

Les chercheurs ont défini comme gros consommateurs ceux qui boivent en moyenne au moins 14 verres par semaine, soit environ deux verres par jour. Par comparaison, les buveurs légers consomment moins d’un verre par semaine. Les gros buveurs présentent un risque 25 % plus élevé de développer un cancer colorectal, et ce risque est presque doublé pour le cancer du rectum.

En France, un « verre » standard correspond à 10 g d’alcool pur. Les autorités recommandent de ne pas dépasser 10 verres par semaine. L’étude indique aussi que la consommation excessive à différents moments de la vie augmente considérablement le risque. Ceux qui dépassaient régulièrement ces limites ont un risque de cancer colorectal 91 % plus élevé que les autres. Elle montre aussi que les anciens buveurs ont un risque plus faible que ceux qui boivent encore modérément, ce qui pourrait suggérer un bénéfice à l’arrêt de l’alcool.

Importance du dépistage et de l’arrêt d’alcool

Les spécialistes s’inquiètent particulièrement du cancer du rectum, qui est souvent plus difficile à traiter. Le chirurgien Jeffrey Farma insiste sur l’importance d’un dépistage précoce. Aux États-Unis, il est recommandé de commencer le dépistage à partir de 45 ans. En France, un test de selles est proposé tous les deux ans de 50 à 74 ans, avec une coloscopie si le résultat est anormal.

Les symptômes à surveiller comprennent des troubles du transit comme la constipation ou la diarrhée persistantes, des envies pressantes d’aller à la selle, ou la présence de sang dans les selles. Il est important d’en parler rapidement à un médecin.

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