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Barres chocolatées : attention aux risques cachés dans votre en-cas quotidien

Barres chocolatées : attention aux risques cachés dans votre en-cas quotidien

Une diététicienne alerte sur les risques liés aux barres chocolatées vendues en supermarché

Longtemps réservées aux sportifs, les barres protéinées sont aujourd’hui devenues des en-cas courants dans notre alimentation. Pourtant, leur intérêt nutritionnel est souvent remis en question. Le journal The Guardian a consulté deux nutritionnistes américaines pour faire le point sur leurs bénéfices et leurs limites.

Faut-il consommer des barres protéinées tous les jours ?

Selon Julia Zumpano, diététicienne à la Cleveland Clinic, ces produits doivent rester une solution de dépannage. Elle recommande de les consommer uniquement de façon occasionnelle, par exemple lors de déplacements, quand il n’est pas possible de manger un repas ou une collation équilibrée.

Amy Stephens, diététicienne sportive à l’université de New York, partage cette opinion. Elle privilégie plutôt les aliments naturels comme le yaourt, les œufs, le poisson, le tofu ou encore les légumineuses. Elle ne cherche pas à augmenter artificiellement ses apports en protéines.

Quels ingrédients privilégier dans une barre protéinée ?

Les deux expertes insistent sur l’importance d’une liste d’ingrédients simple. Amy Stephens recommande de choisir des produits contenant des aliments reconnus et naturels, tels que l’avoine, les noix ou les graines, plutôt que des protéines isolées ou en poudre.

Julia Zumpano conseille, quant à elle, d’éviter autant que possible les édulcorants artificiels, les colorants et les polyols. Elle préfère opter pour des produits dont les ingrédients sont faciles à reconnaître et à prononcer. Une barre un peu imparfaite peut rester acceptable si elle est consommée occasionnellement.

Quels risques à en consommer trop souvent ?

Une consommation régulière de barres ultra-transformées peut présenter des risques pour la santé. Julia Zumpano explique que certains édulcorants artificiels peuvent augmenter l’appétit, perturber le microbiote intestinal et, selon des études, être liés à des risques cardiovasculaires.

Elle précise également que des études de la Cleveland Clinic montrent que certains polyols peuvent augmenter le risque d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de caillots sanguins. D’autres recherches préliminaires sur des rats suggèrent que certains ingrédients artificiels pourraient avoir des effets cancérigènes. Enfin, des études évoquent un lien avec des troubles du comportement chez les enfants.

Amy Stephens met en garde contre un déséquilibre alimentaire. Elle souligne qu’un excès de protéines au détriment des glucides peut entraîner fatigue, baisse d’énergie et performances sportives limitées, en particulier chez les sportifs d’endurance.

De combien de protéines avons-nous réellement besoin ?

Les besoins en protéines varient selon l’activité physique. Un sportif d’endurance a besoin d’environ 1,4 à 1,7 g par kilogramme de poids, tandis qu’un athlète de force peut nécessiter jusqu’à 2,2 g. Pour la majorité des personnes, ces apports sont généralement couverts par une alimentation équilibrée.

Les deux nutritionnistes rappellent aussi que se concentrer uniquement sur les protéines peut faire oublier l’importance des fibres. Fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses et fruits à coque restent des sources essentielles que les barres protéinées ne peuvent pas remplacer.

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