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Alimentation après cancer : les clés pour réduire le risque de rechute

Alimentation après cancer : les clés pour réduire le risque de rechute

Plusieurs études ont déjà montré que certains aliments ou régimes pouvaient réduire le risque de développer un cancer. Parmi eux, on trouve les fruits et légumes riches en antioxydants, les aliments contenant des polyphénols, et ceux qui contribuent à diminuer l’inflammation chronique, un facteur clé dans le développement de nombreux cancers.

Cependant, peu d’études se sont intéressées à l’impact de l’alimentation après un diagnostic de cancer. Selon des chercheurs italiens, une catégorie d’aliments pourrait augmenter de 60 % le risque de décès chez les personnes ayant survécu à un cancer, si elles en consomment régulièrement.

Une mortalité accrue chez les consommateurs d’aliments ultra-transformés

Les aliments ultra-transformés, déjà pointés du doigt pour leur rôle dans des maladies chroniques comme l’obésité, le diabète de type 2 ou encore les maladies cardiovasculaires, seraient également liés à un risque accru de mortalité chez les survivants du cancer. Parmi ces produits, on trouve la glace, la charcuterie industrielle, les snacks salés, le pain de mie, les céréales du petit-déjeuner, les biscuits, les plats préparés ou encore les sodas.

Selon une étude publiée par l’American Association for Cancer Research, l’alimentation après un diagnostic de cancer peut influencer la survie. La Dre Marialaura Bonaccio, principale auteure, explique que la majorité des recherches se sont concentrées sur la qualité nutritionnelle des aliments, sans prendre en compte leur degré de transformation. Son équipe a suivi 24 000 personnes, dont 802 survivants du cancer, pendant près de 15 ans. Chaque participant a précisé ses habitudes alimentaires, et l’étude a évalué la quantité d’aliments ultra-transformés consommés en poids et en calories.

À l’issue de cette période, les chercheurs ont constaté que le tiers des personnes consommant le plus d’aliments ultra-transformés avait un taux de mortalité globalement supérieur de 48 %, et un taux de décès par cancer supérieur de 59 %, par rapport au tiers qui en consommait le moins.

Les raisons du lien entre aliments ultra-transformés et survie au cancer

Pour la Dre Bonaccio, ces aliments modifient le métabolisme, perturbent le microbiote intestinal et favorisent l’inflammation. Même s’ils ont une composition nutritionnelle similaire à celle d’aliments peu transformés, leur impact sur la santé peut être plus néfaste. La transformation industrielle peut introduire des substances qui interfèrent avec le fonctionnement de l’organisme.

Les chercheurs ont également examiné comment ces aliments affectaient l’état inflammatoire et la santé cardiovasculaire. Les résultats suggèrent qu’une inflammation accrue et une fréquence cardiaque au repos élevée pourraient expliquer en partie la relation entre la consommation d’aliments ultra-transformés et une mortalité plus élevée. La transformation des aliments pourrait ainsi contribuer à de moins bons résultats pour les personnes ayant survécu au cancer.

Comment repérer et éviter ces aliments

Pour la spécialiste, la clé réside dans la proportion de ces produits dans l’alimentation. Elle recommande de réduire la consommation d’aliments ultra-transformés au profit d’aliments frais, peu transformés et faits maison. Ce changement peut améliorer la santé et augmenter les chances de survie après un cancer.

Une méthode simple pour identifier ces produits consiste à lire les étiquettes : ceux qui comportent plus de cinq ingrédients, ou un seul additif, sont probablement ultra-transformés. Il est préférable de privilégier les aliments dont tous les ingrédients sont connus et compréhensibles.

Source : High Consumption of Ultraprocessed Foods May Be Linked to Cancer Survivors’ Risk of Death, American Association for Cancer Research, février 2026.

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