Ultra-transformés : le dangereux piège dans nos assiettes à découvrir absolument
Après une journée chargée, il arrive souvent de céder à la tentation d’un plat surgelé, d’un paquet de chips ou d’un soda bien frais. Ces produits, très pratiques, sont omniprésents dans nos rayons. Ils font partie de ce que l’on appelle les aliments ultra-transformés, qui ont envahi nos assiettes sans faire beaucoup de bruit. Si l’on pense généralement qu’ils favorisent la prise de poids, leur impact va en réalité bien plus loin.
Le métabolisme est cette « machinerie biologique » qui transforme ce que nous mangeons en énergie, répare les tissus, régule les hormones et la glycémie, et décide de brûler ou de stocker le carburant. Walter Willett, épidémiologiste à Harvard, explique que ces processus sont essentiels pour notre santé.
Une étude publiée dans la revue Nutrition & Metabolism a montré que, chez de jeunes adultes ayant des antécédents de surpoids, une augmentation de la consommation d’aliments ultra-transformés entraîne une hausse du risque de prédiabète. D’autres travaux, parus dans Cell Metabolism, ont également révélé des effets négatifs sur le poids, le cholestérol, les hormones et la composition corporelle, même avec un apport calorique identique. Face à cette accumulation de données, les experts ont identifié six grandes familles d’aliments particulièrement nuisibles pour notre métabolisme.
Comment reconnaître les aliments ultra-transformés ?
Les aliments ultra-transformés se caractérisent par leurs longues listes d’ingrédients industriels et la présence d’au moins un composant de synthèse, comme le résume le CNRS. Cela inclut des boissons gazeuses sucrées, des biscuits, de la margarine, des saucisses, des plats préparés surgelés ou encore des snacks salés. Ces produits apportent beaucoup de calories, de sel, de sucres ajoutés et de graisses saturées ou trans, tout en étant pauvres en fibres et en nutriments protecteurs.
En France, le CNRS estime que ces aliments représentent environ 80 % de ceux disponibles en supermarché. Une étude longitudinale indique qu’une hausse de 10 points de pourcentage dans la consommation d’aliments ultra-transformés sur quatre ans est associée à un risque 51 % plus élevé de prédiabète et 158 % plus élevé d’intolérance au glucose chez de jeunes adultes de 17 à 22 ans ayant des antécédents d’obésité ou de surpoids.
Les effets de ces aliments sur la santé
Chez cette même population, une augmentation de la consommation d’aliments ultra-transformés est liée à une résistance accrue à l’insuline, un mécanisme clé du développement du diabète de type 2. Selon Jen Messer, diététicienne, de multiples études montrent que plus l’alimentation contient d’aliments ultra-transformés, plus le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité, de troubles mentaux et de mortalité est élevé. La qualité des calories semble aussi importante que leur quantité.
Les 6 aliments ultra-transformés qui nuisent le plus au métabolisme
Les nutritionnistes précisent que tous les produits industriels ne présentent pas le même niveau de danger. Jen Messer nuance en affirmant que certains aliments ultra-transformés sont plus nocifs que d’autres.
Parmi ceux qui ressortent dans la recherche scientifique pour leurs effets négatifs, on trouve :
- Les boissons sucrées (sodas, boissons aux fruits sucrées, énergétiques) : elles provoquent des pics de glycémie sans apporter de fibres ou de protéines, augmentant le risque de diabète de type 2 et de syndrome métabolique.
- Les charcuteries et viandes transformées (jambon, saucisses, bacon, nuggets) : riches en graisses saturées, sel et additifs, elles favorisent l’inflammation et la résistance à l’insuline, et sont liées à plusieurs maladies chroniques.
- Les sucreries et pâtisseries industrielles : bonbons, biscuits, gâteaux et donuts, qui combinent farines raffinées, sucres et mauvaises graisses, entraînent des hausses rapides de la glycémie et des fringales.
- Les snacks salés emballés (chips, crackers, biscuits apéritifs) : riches en glucides raffinés, huiles et sel, ils favorisent la surconsommation et la prise de poids au fil du temps.
- Les plats prêts à consommer ou à réchauffer : souvent très transformés, ils contiennent beaucoup de sel, de féculents raffinés et d’additifs, et sont associés à une mauvaise régulation de la glycémie.
- Le fast-food (burgers, frites, milk-shakes, menus complets) : riches en sel, sucres, amidons raffinés et fritures, ils sont liés à un risque accru d’obésité, de diabète, d’hypertension et de maladies cardiovasculaires.
Comment limiter l’impact des aliments ultra-transformés ?
Les études cliniques montrent qu’un régime riche en aliments ultra-transformés, même en apport calorique équivalent à un régime peu transformé, entraîne une prise de poids, une augmentation de la masse grasse et un déséquilibre du ratio LDL/HDL, indicateur de risque cardiovasculaire.
De plus, ces aliments peuvent réduire la production d’hormones essentielles au métabolisme et à la fertilité masculine. Leur consommation est aussi associée à une hausse du taux de phtalates, des plastifiants nocifs présents dans certains emballages.
Les diététiciennes soulignent l’effet cumulatif de ces produits. Amy Goodson explique que les biscuits et sucreries créent un double stress métabolique, tandis qu’Allison Stowell rappelle que leurs ingrédients peuvent aggraver la tension artérielle, le cholestérol, l’inflammation et la résistance à l’insuline.
Pour la restauration rapide, Lisa Young indique que burgers, frites et milk-shakes constituent une « triple menace » en raison de leur composition.
Les spécialistes conseillent de privilégier des choix simples et plus sains, comme réduire la consommation de charcuteries salées, opter pour des snacks moins salés, augmenter l’apport en fibres ou privilégier des boissons sans sucres ajoutés. Ces petits changements peuvent faire une différence significative pour la santé métabolique.
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