Mangez ces aliments pour freiner le cancer de la prostate
Une alimentation riche en certains aliments peut ralentir le cancer de la prostate
Une étude internationale menée par des chercheurs de l’Université du Bedfordshire, en collaboration avec des centres hospitaliers britanniques, américains et australiens, suggère qu’une alimentation riche en légumes, en composés phytochimiques et en probiotiques pourrait freiner la progression du cancer de la prostate à faible risque.
Les chercheurs ont examiné le lien entre le microbiote intestinal et la prostate, un domaine de recherche explorant comment la flore intestinale influence cette maladie. Leur objectif était d’évaluer si une stratégie nutritionnelle comprenant certains aliments pouvait ralentir l’évolution du cancer chez des patients présentant une forme peu agressive.
Une réduction du marqueur PSA
L’étude, publiée dans la revue European Urology Oncology, a suivi 212 hommes atteints d’un cancer de la prostate peu avancé. Tous ont reçu un complément alimentaire comprenant des aliments comme le brocoli, le curcuma, la grenade, le thé vert, le gingembre et la canneberge, connus pour leurs propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires.
La moitié des participants ont également pris un probiotique contenant des bactéries Lactobacillus, tandis que l’autre moitié a reçu un placebo. Pour suivre l’évolution de la maladie, les chercheurs ont mesuré le taux d’antigène prostatique spécifique (PSA) dans le sang et effectué des examens d’IRM. Sur quatre mois, une baisse du PSA a été observée dans les deux groupes.
Les résultats montrent toutefois que le taux de changement était significativement plus élevé chez ceux ayant pris le complément alimentaire et le probiotique. Les images IRM ont également révélé que 82 % des patients sous placebo avaient une maladie stable, contre 85,5 % dans le groupe supplémenté avec probiotique. En outre, 6,7 % ont connu une régression de leur maladie, contre 7,8 % dans le groupe sans probiotique.
Des effets positifs sur la santé et la qualité de vie
Selon le professeur Robert Thomas, oncologue et premier auteur de l’étude, cette recherche montre pour la première fois que l’équilibre de la flore intestinale peut influencer la progression du cancer de la prostate. Il ajoute que cette approche pourrait aussi améliorer la santé globale des patients, notamment en atténuant certains symptômes urinaires, l’inflammation et en renforçant la force physique.
Un quart des participants ont rapporté une amélioration de leurs symptômes urinaires. Les auteurs soulignent que ces résultats pourraient être importants pour les hommes qui optent pour une surveillance active plutôt qu’un traitement invasif. Environ 60 % de ces patients choisissent cette stratégie, mais plus de la moitié changent d’avis dans les cinq ans, souvent en raison de l’augmentation du PSA.
Les chercheurs précisent cependant que l’étude n’a duré que quatre mois et appellent à la prudence. Un suivi plus long est nécessaire pour confirmer si ces compléments alimentaires peuvent réduire le nombre d’interventions chirurgicales majeures.
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