Découvrir comment l’alimentation peut réduire la sclérose en plaques
La sclérose en plaques est une maladie chronique qui provoque une inflammation d’origine immunitaire. Cette inflammation endommage les fibres nerveuses ainsi que les tissus environnants du cerveau et de la moelle épinière. Si l’on sait que l’alimentation peut influencer la santé globale, une nouvelle étude indique que certains régimes alimentaires pourraient aider à réduire cette inflammation liée à la maladie.
Des patients atteints de sclérose en plaques ont testé différents régimes : jeûne intermittent, régime méditerranéen, paléolithique, cétogène…
Publié dans la revue Multiple Sclerosis and Related Disorders, l’étude visait à évaluer l’impact de régimes alimentaires spécifiques sur l’inflammation chez les personnes atteintes de sclérose en plaques. Les chercheurs ont analysé plusieurs publications scientifiques, en privilégiant les essais contrôlés randomisés. Dans ce type d’étude, les participants sont répartis de façon aléatoire en différents groupes : certains adoptent un régime précis, d’autres continuent leur alimentation habituelle, et un troisième groupe suit un régime comparatif. Cette méthode permet d’obtenir des résultats objectifs en comparant les effets de chaque régime.
L’analyse portait sur 13 essais cliniques portant sur divers modèles alimentaires. Parmi eux, le jeûne intermittent, le régime méditerranéen, le régime paléolithique, le régime cétogène, ainsi que des régimes hypocaloriques ou encore un régime traditionnel iranien.
Une réduction de l’inflammation constatée après six mois d’adoption de certains régimes
Les chercheurs ont examiné plusieurs marqueurs de l’inflammation, notamment la protéine C-réactive (CRP), mesurée dans sept des treize études. Dans cinq essais, la CRP a diminué davantage chez les participants suivant certains régimes, comme le régime méditerranéen, le régime paléo modifié, le régime végétal pauvre en graisses, le régime anti-inflammatoire ou encore le jeûne intermittent. Ces réductions étaient comparées à celles observées chez les participants qui suivaient des régimes de référence ou de comparaison.
Les baisses les plus significatives ont été constatées après au moins six mois d’adoption du régime. Cela suggère que « le type de régime et la durée de l’intervention jouent tous deux un rôle dans les effets anti-inflammatoires ». Cependant, les chercheurs n’ont pas observé de tendances cohérentes pour d’autres marqueurs inflammatoires. Des études complémentaires seront donc nécessaires pour mieux comprendre ces effets.
Source : Multiple Sclerosis and Related Disorders



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