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Manger la peau des fruits et légumes : une erreur qui nuit à votre microbiote

Manger la peau des fruits et légumes : une erreur qui nuit à votre microbiote

Une spécialiste de la santé intestinale remet en question nos habitudes de consommation

Dans notre quotidien, il est courant de prendre un éplucheur pour enlever la peau des fruits et légumes, comme les carottes, les pommes ou les pommes de terre. Ce geste, souvent considéré comme sain, est pourtant remis en question par une experte en santé intestinale.

La peau, un atout pour le microbiote

Selon le Dr Megan Rossi, connue comme la « docteure de la santé intestinale », la peau des fruits et légumes contient une grande quantité de fibres et d’antioxydants essentiels. Ces éléments nourrissent les micro-organismes présents dans nos intestins, favorisent la digestion et renforcent le système immunitaire. En retirant systématiquement la peau, on pourrait perdre jusqu’à un quart de ces micronutriments, d’après les estimations relayées par Santé Magazine.

Elle cite l’exemple des pommes de terre, dont la peau fournit potassium, magnésium et vitamine C. Un expert de TF1 Info estime qu’un tiers des fibres et nutriments se trouve dans cette couche. La peau du kiwi, quant à elle, contiendrait jusqu’à trois fois plus d’antioxydants que la pulpe. De même, les pommes, poires, carottes, courgettes ou concombres sont à privilégier non pelés pour une meilleure satiété.

Pesticides, bio ou pas : comment faire le bon choix ?

La question des pesticides est également abordée. Selon les données de l’ANSES, environ la moitié des fruits et légumes conventionnels présentent des résidus de pesticides, contre moins d’un sur dix pour les produits biologiques. Pour limiter les risques, il est conseillé d’acheter bio si possible, puis de laver soigneusement chaque aliment sous l’eau courante en le brossant avec une petite brosse.

Certains fruits ou légumes, très traités ou cirés, comme certains agrumes ou légumes exotiques non bio, peuvent être mieux consommés épluchés. Les jeunes enfants, les personnes âgées ou celles ayant un intestin fragile peuvent également préférer retirer la peau ou la cuire pour réduire l’apport en fibres irritantes.

Adopter de nouvelles habitudes pour mieux manger

De petits gestes quotidiens peuvent faire une grande différence. Par exemple, garder la peau des pommes, poires, prunes ou pêches, brosser simplement les carottes, courgettes ou concombres, ou cuire les pommes de terre entières avant de les écraser ou de les rôtir. Ces habitudes permettent d’augmenter naturellement la consommation de fibres, vitamines et antioxydants, sans changer les recettes.

En plus, ne pas éplucher systématiquement permet de gagner du temps en cuisine et de réduire la quantité d’épluchures jetées à la poubelle ou au compost. Sur le long terme, ces changements ont des bénéfices à la fois pour notre santé intestinale et pour l’environnement.

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