Arrêter le pain : la clé pour une santé radicale ? Découvrez les bénéfices surprenants
Ce que l’arrêt du pain peut apporter à votre santé
En France, le pain reste un aliment incontournable, consommé régulièrement par près de 98 % des habitants. Avec l’émergence de régimes à la mode, beaucoup se demandent s’il est judicieux d’arrêter de manger du pain pour perdre du poids, mieux digérer ou préserver leur cœur. En réalité, cette simple baguette peut avoir des effets concrets sur le corps.
Lorsque l’on cesse de manger du pain pendant plusieurs semaines, certains constatent une légère perte de poids, une diminution des fringales, voire un ventre plus plat. D’autres ressentent de la fatigue, de la constipation ou de l’irritabilité, surtout si l’alimentation devient pauvre en glucides. La question clé est donc : que permet réellement d’obtenir l’arrêt du pain ?
Impact sur le poids, la glycémie et l’énergie
Une baguette de 100 g contient environ 55 g de glucides, 7 g de protéines, et fournit 255 calories. Son indice glycémique est proche de 58, ce qui signifie qu’elle fait augmenter rapidement la glycémie. Ce pic de sucre libère aussi de la dopamine, l’hormone du plaisir, poussant souvent à consommer des biscuits ou des pâtisseries par la suite. Selon une étude citée par Marie France, consommer au moins deux portions de pain blanc par jour augmente le risque de surpoids.
Réduire ou arrêter la consommation de pain blanc permet de limiter ces pics de sucre dans le sang. Selon Cosmopolitan, après un mois sans pain, beaucoup de personnes trouvent qu’elles ont moins faim et grignotent moins. Cependant, une diététicienne, Alexandra Murcier, rappelle que supprimer le pain ne garantit pas la perte de poids si l’on compense par des pâtes blanches, des pâtisseries ou des boissons sucrées.
Problèmes digestifs, tension et dépendance
Sur le plan digestif, le gluten du blé reste une protéine difficile à dégrader pour une partie de la population, même sans maladie coeliaque. Le stress ou la consommation rapide de sandwich peut aggraver ballonnements et lourdeurs. Selon Caren Richards, nutritionniste, le pain est souvent choisi par facilité, mais un arrêt volontaire peut encourager à mieux réfléchir à ses habitudes alimentaires.
Les pains industriels, pauvres en fibres et riches en additifs, sont aussi liés à un risque accru pour le cœur. Une demi-baguette contient près de 2 g de sel, ce qui représente une part importante des recommandations journalières (5 à 6 g). Certains signes doivent inciter à réduire la consommation de pain blanc, notamment :
- Une prise de poids malgré une alimentation stable
- Une augmentation de la tension artérielle ou une hypertension connue
- Des troubles digestifs fréquents : maux de ventre, diarrhée, constipation ou ballonnements
- Des éruptions cutanées inexpliquées ou une glycémie très fluctuante
Faut-il bannir le pain ou le choisir avec soin ?
Supprimer complètement le pain peut aussi entraîner une carence en iode, un nutriment essentiel pour la thyroïde. Une majorité de cette hormone provient du pain, notamment chez les femmes enceintes. Sans compensation par la consommation de poissons, œufs, produits laitiers ou sel iodé, une carence peut survenir.
Une approche plus équilibrée consiste à limiter la consommation de pain blanc, en se limitant à deux petites tranches complètes par jour, accompagnées de protéines. Selon Caren Richards, le pain doit être considéré comme un plaisir plutôt qu’un aliment de base.
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