Yaourt 0 % : un piège santé à éviter absolument
Le yaourt 0 % : un choix trompeur selon un nutritionniste
De nombreux consommateurs optent pour un pot de yaourt affichant « 0 % de matières grasses » en pensant faire un choix sain et léger. Pourtant, pour un nutritionniste, ce type de produit est à éviter. La mention « 0 % » est souvent une stratégie marketing qui masque une composition qui peut être peu saine.
Une offre variée et souvent trompeuse
Le rayon propose une grande variété de yaourts : entiers, brassés, grecs, skyr, végétaux ou « light ». Face à cette diversité, il est important de regarder ce qu’ils contiennent réellement. Le plus souvent, c’est le yaourt 0 %, qui peut être le plus trompeur, surtout lorsqu’il est aromatisé ou aux fruits.
Le vrai faux ami : le yaourt 0 %
Selon ce spécialiste, les yaourts aux fruits sont une « fausse bonne idée ». On pense profiter du fruit, mais souvent il ne reste que des arômes et beaucoup de sucres ajoutés. Il peut y avoir l’équivalent de 3 à 4 carrés de sucre dans un petit pot, ce qui en fait un dessert très sucré, même en portion réduite.
Lorsqu’un yaourt est indiqué « 0 % », cela signifie que la graisse y a été presque totalement éliminée. Pour compenser la texture onctueuse et le goût agréable, les fabricants ajoutent souvent plus de sucres, d’arômes et parfois d’édulcorants comme l’acésulfame K ou le sucralose dans les versions « light ».
Moins de matières grasses, plus de sucres et d’édulcorants
Un yaourt nature classique contient environ 4 g de lipides pour 100 g, contre moins de 0,15 g pour un yaourt 0 %. Bien que cette différence semble importante, le gain pour la santé est faible si le produit est chargé de sucre, pouvant atteindre 15 à 20 g par portion. Pour mieux s’y retrouver, il est conseillé de choisir un yaourt nature avec moins de 5 g de glucides pour 100 g.
Les versions aromatisées 0 % contiennent souvent un mélange de sucre et d’édulcorants. Certaines études françaises suggèrent que la consommation élevée d’édulcorants pourrait augmenter le risque de cancer, de maladies cardiovasculaires ou de diabète de type 2. De plus, le côté « light » peut inciter à en manger davantage sans s’en rendre compte.
Quel yaourt privilégier selon un nutritionniste
Face à ces constats, Raphaël Gruman recommande de revenir aux yaourts nature. Il suggère de les aromatiser soi-même en ajoutant des fruits, du miel, de la cannelle ou de la confiture, plutôt que d’acheter des produits déjà sucrés. La méthode la plus saine consiste à couper des fruits frais pour les ajouter directement dans le yaourt.
Concernant les alternatives végétales, il estime que les yaourts au lait de coco ou d’amande sont de bonnes options. Les yaourts au soja, en revanche, sont moins recommandés car ils peuvent influencer les hormones féminines, notamment les œstrogènes. Il conseille donc de limiter leur consommation.
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