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Pommes : le fruit préféré des Français mais bourré de pesticides danger caché

Pommes : le fruit préféré des Français mais bourré de pesticides danger caché

Les pommes, un fruit populaire mais souvent traitée aux pesticides

La pomme est le fruit préféré des Français. Pourtant, elle cache un aspect moins agréable : c’est l’un des fruits contenant le plus de pesticides. Selon l’UFC-Que Choisir, certains paniers de pommes contiennent plusieurs molécules chimiques à chaque bouchée, même si l’apparence reste rassurante.

Selon l’Observatoire des pesticides de l’association, environ trois pommes sur quatre vendues en commerce contiennent des résidus. Plus de la moitié en contiennent au moins un classé « à risque ». Dans les vergers intensifs, les arbres peuvent recevoir jusqu’à 35 traitements par an, voire plus de 40, voire 50 selon certaines études. Face à ces chiffres, il est légitime de se demander quelles variétés privilégier et comment faire ses choix au supermarché.

Les risques pour la santé liés aux pesticides sur les pommes

Les analyses menées par l’UFC-Que Choisir révèlent la présence fréquente du fongicide fludioxonil, retrouvé dans près de 40 % des pommes non bio. On y trouve aussi parfois des traces de chlorpyrifos, un insecticide interdit en Europe depuis 2020. Certaines molécules sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens, pouvant affecter la croissance, la fertilité ou le métabolisme. D’autres présentent des risques neurologiques ou sont potentiellement cancérogènes.

La majorité des résidus se concentrent sur la peau, qui est aussi la partie la plus riche en fibres, vitamines et antioxydants. Cependant, un simple lavage à l’eau ne permet d’éliminer qu’environ 10 à 15 % des résidus. Éplucher la pomme réduit cette quantité d’environ la moitié, mais certaines substances systémiques restent dans la chair. Les enfants et les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables à cette exposition chronique, même à faibles doses.

Quatre variétés de pommes plus sûres, selon l’UFC-Que Choisir

En analysant les résultats par variété, l’UFC-Que Choisir recommande quatre pommes issues de l’agriculture biologique : la Gala bio, la Boskoop, la Jazz bio et la Cameo bio. Les échantillons bio présentent beaucoup moins de résidus, avec moins de 4 % de traces détectables, contre une majorité dans le conventionnel.

La Gala bio est adaptée à une consommation quotidienne, crue ou cuite. La Boskoop est idéale en compote. La Jazz bio est croquante et agréable à manger, tandis que la Cameo bio est équilibrée pour le grignotage. La différence principale réside dans le mode de culture : en bio, les pesticides de synthèse sont interdits, et seuls des produits d’origine naturelle sont autorisés.

De plus, la génétique des variétés joue un rôle. Par exemple, la Boskoop est moins sensible aux maladies, nécessitant moins de traitements. En revanche, des variétés comme Gala ou Jazz peuvent être davantage traitées en conventionnel. C’est pourquoi l’association recommande fortement de privilégier ces quatre variétés en version bio.

Conseils pour limiter l’exposition aux pesticides lors de l’achat

  • Privilégier l’achat de pommes bio, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes. Opter pour Gala bio, Boskoop, Jazz bio ou Cameo bio si elles sont disponibles.
  • En cas d’achat de pommes conventionnelles, bien les laver. Il est conseillé de les faire tremper une quinzaine de minutes dans de l’eau avec un peu de vinaigre ou de bicarbonate, puis de rincer soigneusement.
  • Éplucher les pommes non bio dès leur consommation. Cela permet de réduire la quantité de résidus, même si cela élimine une partie des nutriments présents dans la peau.
  • Conserver la peau sur les pommes bio, bien lavées, car elle offre un intérêt nutritionnel supérieur aux risques résiduels.

Pour les familles où la consommation de pommes est quotidienne, investir dans des variétés bio recommandées limite efficacement la présence de pesticides dans l’alimentation. Les personnes vulnérables, comme les jeunes enfants, les femmes enceintes ou les personnes âgées, peuvent réserver les pommes conventionnelles à une consommation occasionnelle, en les épluchant si possible, et en alternant avec d’autres fruits moins traités.

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