Alerte : cet édulcorant courant pourrait mettre votre santé en danger
Un médecin tire la sonnette d’alarme sur un édulcorant courant
Lors de son passage dans l’émission C l’hebdo, le Dr Jimmy Mohamed a lancé un avertissement clair : « Vous verrez, dans 25, 30, 40 ans… » Le médecin, animateur du Magazine de la santé sur France 5, a évoqué un ingrédient discret mais omniprésent dans notre alimentation : un édulcorant blanc qui a remplacé le sucre dans de nombreux produits.
Ce soir-là, il ne parlait ni de virus ni de pollution, mais de l’utilisation massive d’un substitut sucrant vendu comme un allié pour la minceur. Son message intervient dans un contexte où plusieurs organisations, dont Foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka, demandent à la Commission européenne d’interdire cet ingrédient, par principe de précaution.
L’aspartame, un édulcorant sous surveillance
L’ingrédient concerné est l’aspartame, un édulcorant artificiel dont la puissance sucrante est 200 fois supérieure à celle du sucre. Selon le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), il pourrait être « potentiellement cancérogène pour l’Homme ». Le Dr Mohamed compare cette situation à celle des années 1900, lorsque l’on pensait que la cigarette ne posait pas de risques pour la santé, pour souligner l’importance de rester vigilant face à cet additif.
Il alerte également sur la perception erronée selon laquelle l’aspartame aiderait à perdre du poids, en soulignant qu’on affirme souvent qu’il faut en consommer beaucoup pour que cela ait un effet, ce qui est une erreur. L’édulcorant est en réalité présent dans de nombreux produits : chewing-gums, desserts allégés, boissons, voire certains dentifrices. Le médecin conclut : « Je n’en prendrais jamais, et je n’en donnerais jamais à mes enfants. »
Où se cache l’aspartame dans notre alimentation ?
Selon un communiqué de Foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka, cet additif, codé E951, se retrouve dans plus de 2 500 produits en Europe, principalement des boissons light et des desserts allégés. Il est également utilisé dans plus de 600 médicaments, d’après le ministère de la Santé.
Pour réduire l’exposition à cet édulcorant, les médecins recommandent de privilégier l’eau plutôt que les sodas, de lire attentivement les étiquettes, et d’utiliser des applications comme Yuka pour scanner les produits.
Ce que disent les institutions et ONG sur l’aspartame
En 2023, le CIRC, affilié à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a classé l’aspartame parmi les substances « potentiellement cancérogènes pour l’Homme ». L’OMS et la FAO ont maintenu la dose journalière admissible à 40 mg par kilogramme de poids corporel. Cependant, des études comme NutriNet-Santé ont signalé un risque accru de certains cancers liés à la consommation régulière de cet édulcorant.
Depuis le 4 février 2025, une pétition européenne demande son interdiction, en invoquant le principe de précaution face aux incertitudes scientifiques sur ses effets à long terme.



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