Découvrez pourquoi les algues deviennent indispensables pour votre santé
Les rayons des magasins bio et des supermarchés proposent de plus en plus d’algues, sous forme de paillettes, de feuilles de nori ou de salades de la mer. Cette tendance repose sur une idée simple : ces légumes marins sont riches en minéraux, notamment en iode. Ce nutriment est essentiel au bon fonctionnement de la thyroïde, une glande située à la base du cou qui régule une grande partie du métabolisme.
Pour fabriquer leurs hormones T3 et T4, la thyroïde a besoin d’iode. Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), la dose quotidienne recommandée pour un adulte est d’environ 150 microgrammes (µg), tandis que pour une femme enceinte, elle est de 200 µg. Si l’apport est insuffisant, cela peut provoquer une hypothyroïdie, avec des symptômes comme fatigue, prise de poids modérée et sensibilité au froid. À l’inverse, un excès, surtout sur le long terme, peut entraîner une hyperthyroïdie, le cas échéant en dépassant une limite de sécurité fixée à 600 µg par jour par l’European Food Safety Authority (EFSA).
Les algues marines sont parmi les aliments les plus riches en iode, notamment les algues brunes comme le kombu ou le wakamé. Les algues rouges et vertes, telles que le nori, la dulse ou la laitue de mer, en contiennent généralement moins. Selon la naturopathe Janine Bowring, ces algues sont une excellente source d’iode. Elles apportent également des minéraux comme le cuivre, le calcium, le magnésium et le manganèse, bénéfiques pour la santé des os et des dents.
Les effets bénéfiques après deux semaines de consommation
Lorsque l’apport en iode est légèrement insuffisant, introduire régulièrement de petites quantités d’algues peut rapidement améliorer le niveau d’iode dans l’organisme. La thyroïde dispose alors de plus de matière première pour produire ses hormones. Certaines personnes ressentent une énergie plus stable, un moral plus équilibré ou une sensation de froid moins présente. Toutefois, ces effets sont souvent subtils si la thyroïde fonctionnait déjà bien au départ.
Au-delà de leur rôle dans la santé thyroïdienne, les algues offrent d’autres bénéfices. Leur consommation peut renforcer la solidité des os grâce aux minéraux, améliorer la santé de la peau grâce à la vitamine C et la vitamine B2, ou encore agir comme antioxydants grâce à certains composés présents dans les algues brunes. Les fibres spécifiques qu’elles contiennent nourrissent aussi le microbiote intestinal et peuvent contribuer à une légère régulation du cholestérol.
Consommer des algues sans risque d’excès d’iode
Le principal défi consiste à profiter des bienfaits des algues sans dépasser la limite de 600 µg d’iode par jour. Les algues très riches en iode, comme le kombu, doivent être consommées en petites quantités, par exemple en les blanchissant et en les rinçant soigneusement pour réduire leur teneur en iode.
Les personnes souffrant d’antécédents d’hypothyroïdie ou d’hyperthyroïdie, celles sous traitement à base d’iode ou de lithium, ainsi que les femmes enceintes, doivent consulter leur médecin avant d’intégrer ces algues dans leur régime pendant 14 jours ou plus.
Pour une consommation équilibrée, de nombreux nutritionnistes recommandent de privilégier de petites portions quotidiennes variées, telles que :
- Une feuille de nori ou l’équivalent en chips d’algues, en snack ou dans un sandwich,
- Une cuillère à soupe de paillettes d’algues rouges ou vertes dans une salade ou une omelette,
- Un plat avec un peu de wakamé réhydraté deux à trois fois par semaine, en complément d’un sel iodé.
L’objectif est d’atteindre les apports recommandés en iode sans excès. Il reste important de rester à l’écoute de signaux inhabituels, comme des palpitations, une fatigue excessive ou une perte de poids inexpliquée.



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