Attention aux vinaigrettes industrielles cachant des dangers pour votre santé
Une salade verte qui peut cacher des dangers
Une salade verte semble toujours saine et légère. Cependant, la vinaigrette industrielle qui accompagne souvent ce plat peut compliquer la composition de ce repas. Des analyses récentes montrent que ces sauces prêtes à l’emploi contiennent plus d’additifs et de sel que ce qu’on pourrait préparer chez soi.
Les ingrédients des vinaigrettes industrielles
Ces vinaigrettes industrielles renferment souvent des agents de texture, du sel en quantité excessive et des sucres ajoutés. Une seule cuillère à soupe suffit à approcher la limite de consommation recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sans que le consommateur en ait forcément conscience. C’est ce que souligne une enquête de 60 Millions de consommateurs.
Une sauce simple devenue ultra-transformée
En théorie, une vinaigrette se compose d’huile, de vinaigre et éventuellement de moutarde. Pourtant, en rayon, on trouve fréquemment des produits contenant des gommes (xanthane, carraghénanes), de l’amidon modifié, des protéines de pois ou encore de la gomme de guar. Selon Caroline Bataillard, diététicienne, ces additifs n’ont aucun intérêt nutritionnel et sont plutôt caractéristiques des aliments ultratransformés. Elle ajoute qu’il est difficile de comprendre leur présence, surtout quand on sait qu’il est très simple de faire une vinaigrette maison.
Pourquoi ces agents sont-ils ajoutés ?
Les fabricants utilisent ces stabilisants pour assurer la stabilité de la vinaigrette. En effet, la vinaigrette est une émulsion instable : l’huile a tendance à remonter au-dessus du vinaigre. Les agents de texture permettent d’obtenir une sauce homogène et durable.
Sel et sucre : des ingrédients à surveiller
Concernant le sel, aucune vinaigrette étudiée ne descend en dessous de 1 g pour 100 ml, et certaines dépassent même 3 g, comme une vinaigrette aux tomates séchées. L’OMS recommande de limiter la consommation de sel à 5 g par jour pour un adulte. Une cuillère à soupe de 20 ml peut représenter près d’un tiers de cette limite, avant même de consommer d’autres produits riches en sel dans la journée.
Le sucre est également présent dans ces sauces : certaines versions légères en contiennent jusqu’à 7,5 g pour 100 ml. Or, l’OMS recommande de ne pas dépasser 25 g de sucres libres par jour. Le sucre et le sel sont souvent utilisés comme exhausteurs de goût dans ces vinaigrettes industrielles, ce qui peut donner l’impression d’un produit plus savoureux qu’il ne l’est réellement.
Comment revenir à une vinaigrette maison plus saine ?
Pour limiter les risques, il est conseillé de faire attention à la composition des vinaigrettes industrielles. Quelques astuces pour bien lire les étiquettes :
- Vérifier que l’huile, de préférence de colza ou d’olive, apparaît en premier dans la liste d’ingrédients.
- Choisir des produits avec moins de 7 ingrédients, tous issus de la cuisine (huile, vinaigre, moutarde, herbes).
- Éviter ceux contenant plus d’1 g de sel ou du sucre ajouté, ainsi que ceux avec de nombreux additifs comme gommes ou amidons.
Le meilleur choix reste la préparation maison. En mélangeant dans un petit bocal de l’huile de colza et d’olive, du vinaigre, de la moutarde, du sel et du poivre, on obtient une vinaigrette saine, riche en oméga-3, sans additifs ni sucres cachés. Cette sauce peut se conserver au frais quelques jours et se transporte facilement pour accompagner salades, pique-niques ou repas au travail.
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