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Ce qui se passe vraiment après 14 jours sans sucre ajouté

Ce qui se passe vraiment après 14 jours sans sucre ajouté

Les effets d’une coupure de sucre ajouté pendant 14 jours

Les glucides sont essentiels à l’organisme, mais un excès de sucres libres, en particulier ceux ajoutés lors de la transformation des aliments, peut poser problème. Que se passe-t-il réellement lorsque l’on cesse de consommer du sucre ajouté pendant deux semaines ?

Le gastro-entérologue Saurabh Sethi explique sur Instagram que le sucre ne fournit pas seulement des calories. Il perturbe l’appétit, les envies de sucre, la production d’insuline et favorise l’accumulation de graisse dans le foie. C’est pour cette raison qu’il recommande à ses patients d’essayer de se passer de sucre ajouté pendant 14 jours.

Les symptômes lors du sevrage et les bénéfices après deux semaines

Au début, arrêter le sucre ajouté peut être difficile. Le cerveau doit s’adapter à cette nouvelle situation, ce qui peut provoquer des envies de sucre, des maux de tête, de la fatigue, de l’irritabilité et des difficultés de concentration. Il ne s’agit pas d’un véritable sevrage, mais d’une adaptation physiologique.

Après cette période d’ajustement, les envies de sucre diminuent, l’énergie se stabilise, et on ressent moins de fatigues en fin de journée. Certaines personnes constatent également moins de ballonnements. Leur corps gère mieux l’insuline et le taux de sucre dans le sang s’améliore.

Selon le spécialiste, après deux semaines, les bénéfices deviennent plus visibles : le ventre peut sembler plus plat, le sommeil s’améliore, la sensation de faim devient plus nette, et les envies de grignotage diminuent. La glycémie à jeun s’équilibre aussi, même si la perte de poids n’est pas toujours spectaculaire. Le métabolisme fonctionnerait alors de façon plus efficace.

Il ajoute que cette démarche permet aussi de réduire les pics d’insuline, la charge de sucre dans le foie, la rétention d’eau, et de « réinitialiser » les papilles gustatives.

Les impacts sur la santé, notamment chez les enfants

Selon l’Inserm, les sucres ajoutés sont ceux raffinés, ajoutés lors de la transformation ou de la cuisson, ainsi que le sucre de table. Les sucres libres comprennent également ceux présents dans le miel, les sirops, ainsi que ceux libérés lors de l’extraction des fruits et légumes. Enfin, les sucres totaux regroupent l’ensemble des sucres consommés, qu’ils soient naturels ou ajoutés.

Une consommation excessive de sucres libres est liée à un risque accru de surpoids, d’obésité, de caries, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de maladies du foie gras. En France, beaucoup dépassent les recommandations : entre 20 et 30 % des adultes et adolescents, et jusqu’à 75 % des enfants de 4 à 7 ans.

Les autorités sanitaires recommandent de limiter la consommation à 100 grammes de sucres par jour pour les adultes et les adolescents, hors lactose et galactose. L’Organisation mondiale de la santé conseille de ne pas dépasser 25 grammes, soit environ 6 cuillères à café, de sucres libres par jour.

Attention aux promesses trop optimistes

Réduire les sucres libres va dans le sens des recommandations de santé, mais cela ne garantit pas automatiquement une perte de poids ou des changements visibles. L’obésité est une maladie complexe, qui nécessite une approche globale du mode de vie, pas uniquement la réduction du sucre.

Comme le résume le spécialiste, cette démarche de « réinitialisation » est particulièrement utile pour ceux qui souffrent de fringales constantes, de ballonnements, de stéatose hépatique, de résistance à l’insuline, de manque d’énergie ou de troubles du sommeil.

Enfin, l’Inserm souligne que certaines astuces populaires, comme surveiller sa glycémie sans raison médicale ou utiliser des compléments anti-sucre, ne sont pas toujours soutenues par des preuves solides. Mieux vaut privilégier une alimentation peu transformée, utiliser des outils comme le Nutri-Score, et pratiquer une activité physique régulière pour obtenir des résultats durables.

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