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Les Vérités chocs sur les produits végétaux en supermarché

Les Vérités chocs sur les produits végétaux en supermarché

Les produits végétaux vendus en supermarché ne sont pas toujours aussi sains qu’ils en ont l’air. Une soupe à la courge en brique, une galette de soja ou un lait d’amande affichant « 100 % végétal » rassurent ceux qui souhaitent réduire leur consommation de viande. Pourtant, ces aliments peuvent contenir des ingrédients industriels peu recommandables.

Une étude menée par l’INRAE et l’Inserm, basée sur la cohorte française NutriNet-Santé, a suivi plus de 63 800 adultes pendant plus de neuf ans. Elle montre que la nature du végétal compte autant que la quantité consommée. Publiée dans la revue The Lancet Regional Health – Europe, cette recherche met en garde contre certains produits végétaux ultra-transformés qui, malgré leur image « saine », peuvent être néfastes pour la santé cardiaque.

Les vérités sur les produits végétaux et la santé du cœur

Les chercheurs expliquent que les adultes consommant davantage de produits végétaux de bonne qualité, peu ou pas transformés industriellement, ont un risque de maladies cardiovasculaires inférieur d’environ 40 %. Les fruits et légumes frais, surgelés ou en conserve sans ajout de sel ou de sucre restent donc les meilleurs alliés pour le cœur.

En revanche, l’étude indique qu’une alimentation riche en soupes prêtes à consommer, pains industriels complets, plats de pâtes ou salades assaisonnées du commerce, même bien notés au Nutri-Score, n’apporte pas de bénéfice pour la santé cardiovasculaire. Si ces produits sont très sucrés ou salés et ultra-transformés, comme les chips, les boissons à base de fruits ou les céréales sucrées, le risque de maladies cardiaques augmente d’environ 40 %.

Ce que révèlent les listes d’ingrédients des produits végétaux

Les galettes végétales, steaks de soja, nuggets vegan, laits végétaux aromatisés ou soupes déshydratées contiennent souvent de nombreux additifs. Selon la classification NOVA, ces aliments entrent fréquemment dans la catégorie 4, celle des aliments ultra-transformés. Leur composition peut inclure une longue liste d’ingrédients : colorants, arômes, texturants, édulcorants, isolats de protéines, amidons modifiés, sirop de glucose-fructose ou huiles hydrogénées.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) souligne que ces procédés et additifs sont associés à un risque accru de diabète de type 2, d’obésité, de certains cancers et de maladies cardio-neuro-vasculaires. Un steak végétal ou une galette de soja contient souvent entre un et un gramme et demi de sel par portion, ce qui représente une part importante des apports journaliers recommandés. De plus, ces produits apportent souvent moins de fibres qu’un plat de lentilles maison, tout en étant riches en ingrédients industriels.

Comment faire des choix plus sains

Pour éviter ces ingrédients nocifs, il faut apprendre à décrypter les emballages. Un Nutri-Score vert ne garantit pas qu’un produit n’est pas ultra-transformé. La longueur de la liste d’ingrédients est un bon indicateur : plus elle est longue, plus le produit a de chances d’être industriel et ultra-transformé, surtout si certains termes récurrents apparaissent.

  • isolat de protéine
  • amidon modifié
  • sirop de glucose-fructose
  • émulsifiant, stabilisant, édulcorant

Selon l’expert Anthony Fardet, affilié à l’INRAE, la règle des 3V (Vrai, Végétal, Varié) est un bon repère. Il recommande de privilégier les légumineuses, les céréales complètes, les fruits et légumes frais ou en conserve sans ajout, ainsi que quelques noix ou du tofu nature. Les galettes végétales, steaks de soja ou nuggets industriels doivent rester des aliments occasionnels, plutôt que quotidiens.

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