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Les secrets nutritionnels du riz japonais révélés

Les secrets nutritionnels du riz japonais révélés

Le riz japonais et ses qualités nutritionnelles méconnues

Le riz japonica est un type de riz à grain court et collant, très utilisé dans la cuisine traditionnelle japonaise. Il représente environ 15 % de la consommation mondiale, mais ses propriétés nutritionnelles restent encore peu connues.

Principalement composé d’amidon et de protéines, avec très peu de graisses, ce riz a longtemps été considéré pour ses qualités culinaires. Cependant, une équipe de chercheurs de l’Université Hokkaido, à Sapporo, s’est intéressée à la composition en lipides de ce riz, même en faible quantité. Ils expliquent que ces lipides, bien qu’en petite quantité, jouent un rôle important dans le profil nutritionnel et les propriétés fonctionnelles du riz.

Des lipides rares et un impact sur la digestion

En analysant 56 variétés de riz japonica — y compris des riz brun, rouge, vert et noir — les chercheurs ont cartographié précisément les lipides présents dans ces grains. Ils ont identifié 196 molécules lipidiques, réparties en plusieurs classes, dont certaines n’avaient jamais été détectées dans du riz auparavant. Parmi ces molécules, figurent des composés appelés FAHMFAs, des esters d’acides gras hydroxylés, connus pour leurs effets anti-inflammatoires et leur rôle bénéfique dans le métabolisme.

Les scientifiques ont également étudié la façon dont ces différentes variétés de riz sont digérées. Leurs résultats montrent que le riz noir et vert libère le glucose plus lentement que le riz blanc traditionnel. Cette digestion plus progressive entraîne une hausse moins brutale de la glycémie après le repas. Ce phénomène est important, car une glycémie stable est associée à un meilleur contrôle métabolique et à une réduction des risques de maladies comme le diabète de type 2 ou certaines pathologies cardiaques liées au mode de vie.

Les chercheurs pensent que cette différence pourrait être liée à l’interaction entre ces lipides spécifiques et l’amidon du riz. Ces composés semblent ralentir la dégradation des glucides, retardant leur transformation en sucre dans l’organisme.

Un lien possible avec la longévité japonaise

Le Japon est souvent cité parmi les pays où l’espérance de vie est la plus élevée. Bien que cette longévité ne dépende pas d’un seul aliment, mais d’un mode de vie global incluant activité physique, alimentation variée et portions modérées, cette étude suggère un autre facteur favorable : un riz aux lipides rares, qui se digère plus lentement et pourrait contribuer à une meilleure santé métabolique sur le long terme.

Les scientifiques restent cependant prudents. Ils ne prétendent pas que consommer du riz noir garantit de vivre plus longtemps. En revanche, ils soulignent que certaines variétés possèdent des caractéristiques nutritionnelles qui pourraient favoriser une meilleure santé avec le temps.

Source : Lipidomic profiling of 56 japonica rice cultivars and identification of novel fatty acid esters of hydroxy fatty acids, Science Direct, janvier 2026

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