Additifs alimentaires : un danger caché pour votre santé
Des études françaises alertent sur les risques liés aux additifs alimentaires
Les aliments transformés occupent une place importante dans nos habitudes alimentaires. Cependant, ils contiennent souvent de nombreux conservateurs destinés à prolonger leur durée de vie. Selon la base de données Open Food Facts World 2024, plus de 700 000 produits sur 3,5 millions recensés en contiennent. Leur rôle principal est d’empêcher la croissance des micro-organismes ou de limiter l’oxydation des aliments. Pourtant, deux études françaises mettent en lumière les possibles effets néfastes de leur consommation régulière sur la santé.
Un lien entre additifs et augmentation du risque de cancers
Analyse de milliers de cas
Sur la période d’étude, plus de 4 200 participants ont été diagnostiqués avec un cancer, notamment 1 208 cancers du sein, 508 de la prostate et 352 colorectaux. Les chercheurs ont observé que la consommation globale d’additifs non-antioxydants était associée à une augmentation des cas de cancer, en particulier du sein. Ces résultats indiquent qu’une exposition régulière à certains conservateurs pourrait avoir des conséquences graves pour la santé.
Les conservateurs les plus incriminés
Parmi les additifs étudiés, quatre conservateurs ressortent comme étant particulièrement liés au risque de cancer. Les sorbates, sulfites et acétates, qui appartiennent à la catégorie des non-antioxydants, sont principalement mis en cause. Du côté des antioxydants, seul l’érythorbate semble poser problème, selon La Dépêche. Ces substances, très utilisées dans l’industrie agroalimentaire, pourraient jouer un rôle dans le développement de certains types de cancers.
Les mécanismes biologiques en cause
Les chercheurs avancent que certains conservateurs pourraient modifier les voies immunitaires et inflammatoires, favorisant ainsi la prolifération des cellules cancéreuses. Bien que d’autres études soient nécessaires pour confirmer ces hypothèses, ces résultats s’accordent avec des recherches expérimentales antérieures. L’Inserm souligne l’importance d’être vigilant et recommande de limiter la consommation d’additifs superflus dans l’alimentation quotidienne.
Une augmentation du risque de diabète de type 2 liée aux conservateurs
Des chiffres alarmants
Parmi les 100 000 participants suivis, 1 131 ont été diagnostiqués avec un diabète de type 2. Les chercheurs ont constaté qu’une consommation plus élevée d’additifs conservateurs était associée à une augmentation du risque de diabète. La hausse est de +47 % pour l’ensemble des conservateurs, +49 % pour les non-antioxydants et +40 % pour les antioxydants. Ces chiffres montrent que ce risque concerne une large partie de la population.
Douze conservateurs liés au diabète
Sur 17 conservateurs analysés, 12 étaient associés à un risque accru de diabète de type 2. Cette proportion importante souligne la nécessité de mieux encadrer l’utilisation de ces additifs. Les chercheurs insistent sur le fait que ces résultats doivent être confirmés par d’autres études, mais ils confirment une tendance déjà observée dans la communauté scientifique.
Recommandations des experts
Selon Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm, ces résultats appellent à suivre les recommandations du Programme national Nutrition santé. Il est conseillé de privilégier les aliments frais et peu transformés et de limiter autant que possible la consommation d’additifs superflus. Les experts rappellent que l’alimentation joue un rôle clé dans la prévention des maladies chroniques. Des choix simples, comme réduire la consommation de produits industriels, peuvent avoir un impact significatif sur la santé.
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