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Adopter le végétarisme réduit-il vraiment le risque de cancer ? découvrez l’étude qui bouleverse tout

Adopter le végétarisme réduit-il vraiment le risque de cancer ? découvrez l’étude qui bouleverse tout

Adopter un régime végétarien pourrait réduire le risque de développer certains types de cancers. Fin février, une étude menée par des chercheurs de l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, a été publiée dans la revue British Journal of Cancer. Il s’agit de l’une des plus vastes études jamais réalisées sur le sujet.

Les chercheurs ont suivi pendant seize ans 1,8 million de personnes réparties sur trois continents. Parmi elles, 1 645 555 mangeurs de viande, 57 016 mangeurs de volaille, 42 910 pescivores (ou « pescatariens »), 63 147 végétariens (qui excluent la viande et le poisson) et 8 849 végétaliens (qui excluent également les produits laitiers et les œufs).

Les résultats montrent que, comparés aux mangeurs de viande, les végétariens ont un risque inférieur de 28 % de développer un cancer du rein, de 21 % pour celui du pancréas, de 12 % pour la prostate, et de 9 % pour le cancer du sein, principalement chez les femmes ménopausées. Ils présentent également un risque réduit de 31 % de développer un myélome multiple, une maladie liée à la moelle osseuse.

Selon Aurora Pérez-Cornago, chercheuse principale de l’étude, ces résultats sont une excellente nouvelle pour les personnes suivant un régime végétarien, car elles ont moins de risques de développer cinq types de cancer, dont certains sont très fréquents dans la population.

Risque accru pour le carcinome épidermoïde de l’œsophage

Inversement, l’étude indique que les personnes végétariennes ont un risque plus élevé de développer un carcinome épidermoïde de l’œsophage, un type de cancer. Les chercheurs précisent que des recherches supplémentaires sont nécessaires. Ils avancent que ce risque pourrait être lié à des carences en certains nutriments.

En mai dernier, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait publié deux expertises montrant que les végétariens ont un statut plus faible en fer, iode, vitamines B12 et D, ainsi qu’un équilibre moins favorable entre calcium et phosphore dans leur organisme.

La récente étude indique aussi que les régimes végétariens et végétaliens sont généralement moins riches en protéines, en graisses saturées et en certains micronutriments comme la vitamine B12. En revanche, ils contiennent plus de fibres, de caroténoïdes et de vitamine C.

La viande rouge, « cancérogène probable »

Les résultats montrent également des bénéfices liés aux régimes pesco-végétariens (excluant la viande mais pas le poisson) ou à ceux qui consomment de la volaille. Ces groupes ont un risque plus faible de certains cancers, notamment celui du côlon chez les pesco-végétariens, et celui de la prostate chez les mangeurs de volaille.

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), affilié à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), considère la viande rouge (bœuf, veau, porc, agneau, mouton, cheval, chèvre) comme « cancérogène probable ». Les viandes transformées, comme la charcuterie, sont classées comme « cancérogènes pour l’humain ».

La viande pointée du doigt

Une grande question demeure : la consommation de viande est-elle directement responsable de l’augmentation du risque de cancer ou les bénéfices observés chez les végétariens viennent-ils d’autres éléments de leur régime ?

De nombreuses études ont montré que les végétariens ont souvent un mode de vie plus sain : faibles apports en graisses saturées, plus de fibres, un indice de masse corporelle (IMC) plus bas et un taux de cholestérol LDL inférieur. Cependant, certains experts estiment que ce n’est peut-être pas uniquement la viande qui influence le risque, mais aussi d’autres caractéristiques associées à leur alimentation.

« Toutefois, Tim Key, co-auteur de l’étude cité par la BBC, a le sentiment que les différences sont plus probablement liées à la viande elle-même qu’au simple fait que les végétariens consomment des aliments plus sains ».

Les chercheurs précisent que ces résultats doivent être interprétés avec prudence, car les régimes alimentaires varient considérablement d’une personne à l’autre, et il est difficile d’établir une relation causale directe.

En mars 2025, l’Anses avait également souligné que les végétariens présentent un risque plus faible de diabète de type 2, de maladies cardiaques, de troubles ovulatoires, ainsi que de certaines maladies ophtalmologiques et gastro-intestinales, comparé à ceux qui consomment de la chair animale.

Cependant, l’étude indique aussi un risque plus élevé pour la santé ostéo-articulaire et pour l’hypospadias, une malformation congénitale, chez les végétariens.

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