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L’huile de poisson pourrait sauver des vies chez les patients dialysés

L’huile de poisson pourrait sauver des vies chez les patients dialysés

Une étude révèle que l’huile de poisson pourrait sauver des vies chez les patients dialysés

L’insuffisance rénale chronique (IRC) est une maladie progressive des reins, souvent silencieuse. La fonction de filtration des reins diminue lentement, pouvant conduire à une étape terminale nécessitant une dialyse ou une transplantation rénale.

Les patients sous dialyse ont un risque cardiovasculaire très élevé. Jusqu’à présent, peu de traitements ont permis de réduire ce danger. Cependant, une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Melbourne, en Australie, suggère une solution inattendue : la supplémentation en huile de poisson.

Une réduction significative des risques cardiaques

Les chercheurs ont constaté que la prise quotidienne d’huile de poisson pourrait diminuer le risque d’événements cardiovasculaires graves chez ces patients. Lors d’un essai clinique portant sur plus de 1200 participants en Australie et au Canada, les résultats ont été encourageants.

Les participants ont reçu chaque jour 4 grammes d’huile de poisson, riche en oméga-3, des acides gras présents notamment dans le saumon, le maquereau ou la sardine. Ces composés sont connus pour leurs effets bénéfiques sur le cœur depuis longtemps. Les chercheurs ont voulu voir si cette supplémentation pouvait aussi aider les patients en situation de grande vulnérabilité, comme ceux sous dialyse.

Des résultats impressionnants

Selon la publication dans le New England Journal of Medicine, les patients ayant pris l’huile de poisson ont présenté beaucoup moins d’événements cardiaques majeurs. Le risque de faire un infarctus, un AVC, de mourir d’un problème cardiaque ou de subir une amputation liée à des complications vasculaires a diminué de 43 % par rapport à ceux ayant reçu un placebo.

Une avancée importante pour un groupe à risque élevé

Pour le néphrologue Kevan Polkinghorne, principal auteur de l’étude, ces résultats sont particulièrement significatifs. Dans cette population, où les progrès médicaux restent difficiles, cette découverte représente une étape importante.

Il explique que les patients dialysés ont généralement des niveaux d’EPA et de DHA, deux types d’oméga-3, bien inférieurs à ceux de la population générale. Cela pourrait expliquer l’ampleur des bénéfices observés. Toutefois, le chercheur précise que ces résultats ne doivent pas être généralisés à toutes les personnes en bonne santé ou à d’autres groupes de patients. D’autres études seront nécessaires pour confirmer cette piste prometteuse.

Source : Fish-Oil Supplementation and Cardiovascular Events in Patients Receiving Hemodialysis, The New England Journal of Medicine, novembre 2025

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