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Butternut: la peau se mange sans risque

Butternut: la peau se mange sans risque

Courge butternut : peut-on la consommer avec sa peau ?

Bonne nouvelle pour les amateurs de cuisine pratique : la peau de la courge butternut est parfaitement comestible. Contrairement à ce que l’on croit, il n’est pas nécessaire d’éplucher systématiquement la courge avant de la cuisiner.

« Elle se mange sans problème et sans aucun risque pour la santé »

« La peau de la courge butternut est un peu plus coriace que celle du potimarron, qui devient quasiment imperceptible après cuisson. Toutefois, elle se mange sans problème et sans aucun risque pour la santé, à condition de lui faire subir une cuisson suffisamment longue », explique Corinne Fernandez, diététicienne à Paris.

Tout dépend donc de la recette envisagée. Pour préparer une soupe onctueuse, un velouté ou une purée mixée, vous pouvez tout à fait conserver la peau. Une cuisson prolongée, associée au mixage, attendrit l’enveloppe et la rend moins perceptible en bouche. Même chose pour une cuisson au four : si vous souhaitez réaliser des cubes de butternut rôtis, vous pouvez laisser la peau, à condition de les couper suffisamment finement pour qu’ils cuisent à cœur.

Attention, certaines préparations sont moins goûteuses avec la peau

En revanche, certaines préparations se prêtent moins à cette option. C’est notamment le cas des légumes sautés ou poêlés rapidement, lorsque la chaleur n’a pas le temps d’attendrir suffisamment l’enveloppe. La texture de la peau reste alors plus ferme et peut être désagréable en bouche. Mieux vaut également l’enlever si vous cuisinez pour de jeunes enfants, qui risquent d’être gênés par cette consistance. Enfin, lorsque la courge est très mûre et présente une peau particulièrement épaisse, dure ou irrégulière, l’épluchage reste préférable.

Mangez la peau pour plus de fibres

Mais conserver la peau ne présente pas seulement un intérêt pratique. C’est aussi une façon de profiter davantage de ses apports en fibres. Car, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les fibres de la peau et celles de la chair ne sont pas tout à fait les mêmes. « Les deux parties du légume contiennent un mélange de fibres solubles et insolubles, mais leur proportion et leur nature varient. » précise la spécialiste.

Or, ces deux catégories de fibres n’ont pas exactement les mêmes fonctions dans l’organisme. « Les fibres insolubles, comme la cellulose, ne se dissolvent pas dans l’eau. Elles contribuent à augmenter le volume des selles en retenant l’eau et favorisent ainsi la progression des matières dans l’intestin. Elles jouent donc un rôle important dans la régularité du transit et la prévention de la constipation. Les fibres solubles, comme les pectines, ont un fonctionnement différent. Au contact de l’eau, elles forment une sorte de gel qui ralentit notamment l’absorption des sucres et contribue à réguler la glycémie. Elles présentent aussi un intérêt pour le microbiote intestinal : certaines sont fermentées par les bactéries présentes dans le côlon, qui les utilisent comme source d’énergie. Ces fibres participent ainsi à l’entretien de l’équilibre du microbiote. » poursuit la nutritionniste.

En conservant la peau, on augmente donc la diversité des fibres consommées et on profite d’un complément intéressant à celles déjà présentes dans la chair. Un bon argument pour éviter de l’éliminer systématiquement !

Avec la peau, vous aurez aussi plus de bêta-carotène

Autre atout : la courge butternut est naturellement riche en bêta-carotène, ce pigment qui lui donne sa couleur orangée et que l’organisme peut transformer en vitamine A. « Le bêta-carotène est un antioxydant qui contribue à protéger les cellules du stress oxydatif. La vitamine A joue également un rôle important dans le maintien d’une bonne vision et dans la santé de la peau », rappelle Corinne Fernandez. En conservant la peau, on évite ainsi de jeter une partie des éléments nutritionnels présents dans le légume.

En résumé, inutile de vous imposer systématiquement la corvée d’épluchage. Pour un velouté, une purée ou des cubes rôtis suffisamment cuits, conserver la peau du butternut est tout à fait possible. Vous gagnez du temps en cuisine tout en limitant le gaspillage et en profitant d’un apport supplémentaire en fibres.

Merci à Corinne Fernandez, diététicienne nutritionniste à Paris

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