Nouilles Instantanées : Attention à leur Danger en 2026
Des nouilles instantanées populaires mais à éviter en 2026
Les sachets et bols de nouilles asiatiques instantanées sont très populaires en France. Faciles à préparer, colorés et peu coûteux, ils ont séduit particulièrement les jeunes. En 2024, 160 millions de portions ont été consommées dans le pays, contre 115 millions en 2023, selon la World Instant Noodles Association.
Inventées en 1958 au Japon pour répondre à une crise alimentaire, ces nouilles déshydratées sont aujourd’hui surtout appréciées pour leur praticité et leur image. Gaëlle Pantin-Sohier, professeure de marketing à l’université d’Angers, explique qu’elles sont très abordables et proposent une grande variété de saveurs. La popularité de la culture asiatique, notamment via les mangas, la K-pop ou les défis autour de versions très pimentées, contribue également à leur attrait auprès des jeunes.
Une composition préoccupante pour la santé
Malgré leur simplicité apparente, ces produits contiennent une longue liste d’ingrédients. La plupart renferment de l’huile de palme, utilisée principalement pour éviter qu’elles ne collent, selon Kelly Frank, ingénieure agronome. On y trouve aussi du sel, du sucre ou du dextrose, ainsi que de nombreux additifs : épaississants, émulsifiants, colorants ou régulateurs d’acidité.
Certaines références, comme Yum Yum, peuvent contenir jusqu’à onze additifs. Deux d’entre eux sont particulièrement préoccupants. La carboxyméthylcellulose (E466), suspectée de favoriser des maladies inflammatoires de l’intestin, et la gomme xanthane (E415), associée par l’Inserm en 2024 à un risque accru de diabète de type 2 en cas de consommation régulière. Certains colorants, comme le E150c, sont aussi potentiellement cancérigènes à forte dose.
Une saveur renforcée par des additifs, mais peu de nutriments
Pour intensifier la saveur umami, les fabricants utilisent souvent des exhausteurs de goût, tels que E621 et E635. Gaëlle Pantin-Sohier souligne que cette saveur donne envie d’en reprendre. Cependant, malgré les mentions « saveur poulet » sur certains produits, la viande est quasi absente. La teneur en protéines reste très faible, autour de 2 g pour 100 g, tandis que la quantité de sel peut atteindre 3 à 4 g par portion.
Le docteur Boris Hansel rappelle que ces aliments ultratransformés apportent très peu de nutriments intéressants. Il recommande de les consommer occasionnellement et d’éviter d’en faire une habitude quotidienne.
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