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Une meilleure alimentation diminue le risque d’insuffisance cardiaque

Une meilleure alimentation diminue le risque d’insuffisance cardiaque

Une étude publiée dans la revue scientifique Nutrients s’est intéressée au lien entre l’alimentation et l’insuffisance cardiaque. Cette maladie survient lorsque le cœur ne parvient plus à pomper assez de sang pour répondre aux besoins de l’organisme. Selon les résultats, une alimentation de meilleure qualité serait associée à un risque plus faible de développer cette pathologie.

Pour parvenir à ces conclusions, des chercheurs ont analysé les données de 2 159 adultes vivant dans la région d’Athènes, en Grèce. Au début de l’étude, en 2001 et 2002, aucun participant ne présentait de maladie cardiovasculaire. Leur état de santé et leurs habitudes de vie ont ensuite été suivis sur une période de 20 ans.

Les scientifiques ont évalué la qualité de leur alimentation à l’aide d’un score prenant en compte 25 groupes d’aliments. Celui-ci valorisait la consommation de fruits, de légumes, de légumineuses, de céréales complètes et de poissons.

Au terme du suivi, 241 participants, soit environ 11 % de la cohorte, avaient développé une insuffisance cardiaque. Les chercheurs ont constaté que chaque augmentation d’un point du score global de qualité alimentaire était associée à une probabilité plus faible de développer cette maladie, après prise en compte de plusieurs facteurs, dont l’âge, le sexe, le tabagisme, l’activité physique, l’hypertension artérielle et le diabète.

Les fruits, les légumes et les céréales complètes

L’association avec un risque moindre d’insuffisance cardiaque concernait surtout la consommation d’aliments bénéfiques pour la santé. La composante du score évaluant ces aliments était associée à une probabilité plus faible de développer la maladie, contrairement à celle portant sur les aliments moins sains, pour laquelle aucune association significative n’a été observée.

Pour aller dans le sens de ces résultats, plusieurs changements simples peuvent être envisagés au quotidien, comme ajouter des légumes verts à ses plats, remplacer certains biscuits ou produits salés transformés par un fruit et une poignée de noix, intégrer des lentilles ou des pois chiches aux menus, ou préférer le pain complet au pain blanc.

En revanche, modifier son alimentation ne permet pas de réduire à zéro le risque d’insuffisance cardiaque. L’étude étant observationnelle, elle met en évidence une association, mais ne permet pas d’établir un lien de cause à effet. De plus, les habitudes alimentaires n’ont été évaluées qu’au début du suivi, et les résultats obtenus auprès d’une population grecque ne sont pas transposables à toutes les populations.

Une maladie fréquente aux conséquences importantes

En France, l’insuffisance cardiaque constitue un enjeu majeur de santé publique. Selon l’Assurance Maladie, elle concernait environ 1,37 million d’adultes et était à l’origine de 181 178 hospitalisations en 2022.

Cette maladie peut se manifester progressivement, d’abord lors d’un effort, puis au repos. Elle provoque un essoufflement, des œdèmes et une prise de poids rapide liée à une rétention d’eau. Parmi ses principales causes figurent l’infarctus du myocarde et l’hypertension artérielle. Le diabète et d’autres maladies cardiovasculaires peuvent contribuer au risque.

Si l’alimentation n’est qu’un des facteurs susceptibles d’influencer la santé cardiaque, ces travaux renforcent l’intérêt d’adopter durablement des habitudes alimentaires équilibrées. Privilégier les aliments d’origine végétale et les céréales complètes peut s’inscrire dans une démarche globale de prévention, en complément de l’activité physique, du suivi médical et de la prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire.

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