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Tragédie à Angers : le lait contaminé responsable du décès d’un bébé

Tragédie à Angers : le lait contaminé responsable du décès d’un bébé

Autopsie, analyses et piste du lait infantile contaminé : ce que l’on sait de la mort d’un bébé à Angers

Un bébé de 27 jours est décédé près d’Angers le 23 décembre dernier. La mère de l’enfant l’a retrouvé sans vie vers 7 heures du matin. La petite fille avait consommé un biberon de lait Guigoz quelques heures avant son décès, vers 3 heures du matin. Elle avait également présenté des régurgitations.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de cette mort. Dans un premier temps, l’autopsie n’a pas permis d’identifier de cause précise. Cependant, le procureur d’Angers, Éric Brouillard, indique que la piste d’un lait infantile potentiellement contaminé est considérée comme « sérieuse ».

Une autopsie infructueuse et une enquête en cours

Après le décès, une autopsie a été rapidement réalisée. Mais celle-ci n’a pas permis de déterminer la cause exacte du décès du nourrisson. Les médecins ont toutefois exclu la thèse d’un syndrome asphyxique. La piste d’un lien avec la consommation du lait est donc étudiée de près.

Le rôle du lait infantile dans l’enquête

Le 20 janvier, la mère de la petite fille a présenté aux enquêteurs une boîte de lait qu’elle avait donnée à son enfant avant sa mort. La boîte appartient à l’un des lots rappelés par le fabricant, suite à la suspicion de contamination.

Des analyses toxicologiques et anatomopathologiques sont en cours pour vérifier si le lait ou ses composants ont pu jouer un rôle dans le décès. Le procureur d’Angers, Éric Brouillard, souligne que cette piste est « sérieuse », mais qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives.

Rappels massifs de lait en plusieurs pays

Depuis plusieurs semaines, des rappels de lots de lait infantile ont été effectués par Nestlé puis Lactalis. Ces mesures visent à retirer du marché des produits potentiellement contaminés par une toxine appelée « céréulide ». Cette toxine peut être produite par certaines bactéries et provoquer des vomissements, des diarrhées, voire des complications graves chez les enfants.

Le rappel concerne une soixantaine de pays, dont la France, la Chine, l’Australie et le Mexique. Le groupe Lactalis a également lancé un vaste rappel de plusieurs lots de ses produits dans ces pays.

Les circonstances du décès et les investigations en cours

Le 23 décembre, la mère du bébé a retrouvé sa fille morte vers 7 heures. L’enfant avait consommé un dernier biberon de lait Guigoz quelques heures plus tôt et avait présenté des régurgitations. Selon une source judiciaire, le bébé ne souffrait d’aucune pathologie particulière.

Une autopsie a été réalisée rapidement, mais elle n’a pas permis d’établir la cause du décès. La piste d’un syndrome asphyxique a été écartée. La consommation du lait est désormais une piste prioritaire dans l’enquête.

Analyses et investigations complémentaires

Le 22 janvier, la mère a présenté une boîte de lait à la police, provenant d’un lot rappelé. Des analyses toxicologiques et anatomopathologiques sont toujours en cours pour vérifier si le lait ou ses composants ont pu contribuer au décès. Le procureur d’Angers précise que cette piste est « sérieuse », mais insiste sur le fait qu’il est encore trop tôt pour conclure.

Un rappel mondial des produits lactés

Les rappels de lait concernent une soixantaine de pays. Nestlé a présenté ses excuses pour le retard dans la prise de mesures. Lactalis a également procédé à un rappel massif de ses produits dans plusieurs pays, notamment en France, en Chine, en Australie et au Mexique.

Ces rappels sont liés à l’utilisation d’un ingrédient suspect, une huile riche en acide arachidonique, fournie par un fournisseur chinois. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a confirmé que tous les lots concernés ont été retirés du marché. Par ailleurs, une seconde enquête est ouverte à Bordeaux, concernant la mort d’un autre nourrisson.

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