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Fromage et cholestérol : faut-il vraiment tout arrêter ? La vérité dévoilée

Fromage et cholestérol : faut-il vraiment tout arrêter ? La vérité dévoilée

Lors du repas, le plateau de fromages arrive à table, et certains se demandent si, en raison d’un taux de cholestérol élevé, il faut tout arrêter. Alexandra Murcier, diététicienne-nutritionniste, explique que la réponse n’est pas aussi simple. Bien que le fromage soit gras, il n’est pas nécessaire de s’en priver totalement. Tout dépend de la quantité, du type de fromage choisi et de l’équilibre de l’ensemble de l’assiette.

Avant d’ouvrir le frigo, il est utile de rappeler quelques notions. Le cholestérol est en grande partie produit par le foie, mais il provient aussi de l’alimentation. Il joue un rôle dans la fabrication des cellules. Certaines personnes ont un taux élevé de cholestérol sans manger beaucoup de graisses, et inversement, cela peut être dû à des facteurs génétiques. Il existe deux types de cholestérol : le HDL, considéré comme le « bon » cholestérol, et le LDL, appelé « mauvais » cholestérol. Le taux total de cholestérol correspond à la somme des deux, mais c’est le ratio entre eux qui est crucial.

Pourquoi le mauvais cholestérol est-il dangereux pour le cœur ?

Le principe est simple. Un taux élevé de HDL est bénéfique, mais si le LDL est en excès dans le sang, il favorise la formation de plaques d’athérome dans les artères. Ces plaques peuvent obstruer progressivement les vaisseaux sanguins, augmentant le risque de maladies cardiovasculaires. Une alimentation riche en graisses saturées aggrave cette situation en augmentant le mauvais cholestérol.

Pour réduire le taux de LDL, il faut limiter sa consommation de graisses saturées. Le fromage en est une source importante, mais tous ne se valent pas. La clé réside dans le choix des fromages et leur consommation modérée.

La règle des 30 g, trois fois par semaine

Bonne nouvelle : il est possible de continuer à manger du fromage même si l’on a du cholestérol. La recommandation est de limiter la portion à 30 g, trois fois par semaine. Cela correspond à environ un huitième de camembert. Il est également conseillé de consommer ces portions plutôt le matin, pour que l’impact sur le cholestérol soit moindre.

Selon l’alimentation globale, cette règle peut s’adapter. Par exemple, une personne qui ne consomme pas de beurre, ni de crème ou de viande rouge, peut se permettre un peu plus de fromage. Il faut cependant faire attention à l’effet cumulatif des aliments riches en cholestérol.

Quels fromages privilégier et lesquels limiter ?

Le type de fromage choisi est aussi important que la quantité. En général, les fromages à pâte dure contiennent plus de cholestérol car ils sont riches en acides gras saturés. À l’inverse, les fromages frais, qui contiennent plus d’eau, sont souvent plus légers en graisses saturées.

Voici quelques recommandations :

  • Les fromages à privilégier :
    • Le fromage de chèvre
    • Les fromages de brebis, comme la feta ou la ricotta
    • La mozzarella
    • La cancoillotte
  • Les fromages à limiter ou à éviter :
    • Le comté
    • L’emmental
    • Le gruyère
    • Le parmesan
    • Le camembert, qui doit aussi être consommé avec modération

En suivant ces conseils, il est possible de continuer à savourer un morceau de fromage sans compromettre sa santé. La clé réside dans la portion, la fréquence, le moment de consommation, et l’équilibre global de l’assiette. Le plateau de fromages peut rester présent, mais de manière plus réfléchie.

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