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Aliments Ultratransformés : le danger invisible qui menace votre santé au quotidien

Aliments Ultratransformés : le danger invisible qui menace votre santé au quotidien

De nombreux Français consomment chaque jour des aliments ultra-transformés, que ce soit au petit-déjeuner, au déjeuner ou au dîner. On retrouve souvent dans leur assiette des céréales sucrées, des sandwiches à la charcuterie ou des plats surgelés comme la pizza. Ces aliments, très riches en additifs, conservateurs, sucre, sel et graisses saturées, sont devenus une habitude quotidienne pour beaucoup.

Plusieurs études ont établi un lien entre cette consommation régulière d’aliments ultra-transformés et un risque accru de démence, notamment de maladie d’Alzheimer. La bonne nouvelle, c’est qu’une réduction même modérée de ces produits peut avoir un impact positif sur la santé du cerveau.

Une étude majeure sur le sujet

En 2022, une étude portant sur 72 083 personnes a montré que celles qui consommaient le plus d’aliments très transformés avaient plus de risques de développer une démence. Parmi eux, 518 ont été touchés, dont 287 par la maladie d’Alzheimer et 119 par une démence vasculaire. Rosa Sancho, chercheuse à l’association britannique Alzheimer’s Research UK, explique que l’explication n’est pas encore totalement claire, mais évoque un manque de fibres et de nutriments protecteurs, ainsi qu’un excès de sucre et de sel dans ces aliments.

Les aliments ultra-transformés, un « plat » constant

Les produits classés en catégorie 4 selon la classification NOVA regroupent tous ces aliments ultra-transformés. On y trouve notamment le bacon, les saucisses, le jambon industriel, le pain de mie, les céréales de petit-déjeuner, les soupes instantanées, les chips, biscuits, yaourts aromatisés, sodas et certains alcools forts. Leur longue durée de conservation est liée à leur composition riche en sucre, sel et graisses saturées.

Au cours d’une journée typique, ces aliments forment un « menu » répétitif : céréales et boisson sucrée au petit-déjeuner, sandwich à la charcuterie et chips à midi, pizza ou plat préparé le soir. Le problème ne réside pas dans un écart occasionnel, mais dans leur fréquence et leur importance dans l’apport calorique total, surtout dans les pays occidentaux où ils représentent une part significative des calories quotidiennes.

Ce que révèlent les études

Une cohorte de plus de 72 000 adultes âgés d’au moins 55 ans, suivis pendant une dizaine d’années, a permis de mesurer ce lien. Sur cette population, 518 personnes ont développé une démence, dont 287 une maladie d’Alzheimer et 119 une démence vasculaire. Selon l’Observatoire de la prévention de l’Institut de cardiologie de Montréal, chaque augmentation de 10 % des calories provenant d’aliments ultra-transformés augmente d’environ 25 % le risque de démence, notamment vasculaire.

Des recherches supplémentaires montrent qu’une simple réduction de la consommation de ces produits peut déjà faire une différence. Rosa Sancho souligne qu’en réduisant de 10 % la quantité d’aliments ultra-transformés, le risque de démence pourrait diminuer de 19 %. Par ailleurs, une étude de Harvard a montré qu’en supprimant trois portions quotidiennes de ces aliments, les participants avaient moins de risques de dépression sur quatre ans. Une étude australienne a aussi constaté qu’une hausse de 10 % d’aliments ultra-transformés dans l’assiette entraîne une baisse de l’attention et un risque accru de démence.

Comment réduire sa consommation

Selon Rosa Sancho, « ce qui est bon pour notre cœur est aussi bon pour notre cerveau ». Il est donc essentiel de maintenir un mode de vie sain et équilibré. Il n’est pas nécessaire d’éliminer totalement les produits industriels. Réduire d’environ 10 à 20 % la consommation d’aliments ultra-transformés, en les remplaçant par des aliments plus simples, suffit déjà à réduire le risque.

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