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Les secrets incroyables du poisson pour transformer votre corps

Les secrets incroyables du poisson pour transformer votre corps

Ce qui se passe dans votre corps lorsque vous consommez du poisson régulièrement

Manger du poisson, du simple thon en boîte à la darne de saumon grillée, ne se limite pas à remplir l’assiette. En consommant régulièrement du poisson, votre corps se transforme en douceur. Selon le site culinaire Marmiton, qui s’appuie sur les études du magazine de nutrition Eating Well, le poisson est une véritable « petite bombe de bienfaits » lorsqu’il est choisi et préparé de façon appropriée.

Il est conseillé de manger environ deux portions de poisson par semaine. Parmi celles-ci, au moins une doit être un poisson gras riche en oméga-3, comme le recommande l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Des études montrent qu’ajouter seulement 20 grammes de poisson gras par jour peut réduire d’environ 4 % le risque de maladies cardiovasculaires. Toutefois, ces bénéfices dépendent de l’espèce de poisson, du mode de cuisson et du respect de certaines précautions de sécurité.

Les effets sur le cœur et le cerveau

Après un repas à base de saumon, maquereau ou sardines, les acides gras oméga-3 EPA et DHA circulent rapidement dans le sang. Ils s’intègrent dans la membrane des cellules, rendant les globules rouges plus souples. Cette modification aide à faire baisser les triglycérides, à rendre les artères plus flexibles et à limiter l’agrégation des plaquettes. Marmiton résume cela comme un « massage cardiaque » pour le cœur, réduisant le risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral à long terme.

Dans le cerveau, le DHA se place principalement dans les membranes des neurones et des synapses, où passent les messages nerveux. Les experts soulignent que le thon et le saumon apportent aussi des vitamines B12, de la choline et de la vitamine D, essentiels pour la mémoire et l’humeur. La consommation régulière de poisson est associée à une moindre dégradation des fonctions cognitives avec l’âge. Chez la femme enceinte, ces oméga-3 favorisent le développement cérébral et visuel du fœtus, contribuant à un meilleur neurodéveloppement chez l’enfant. En revanche, le poisson frit perd une partie de ses bénéfices nutritionnels et a été lié à de moins bonnes performances cognitives.

Effets sur l’inflammation, la peau et les yeux

Manger du poisson gras plusieurs fois par mois permet aux oméga-3 EPA et DHA de produire des molécules appelées résolvines et protectines. Ces substances apaisent peu à peu les signaux inflammatoires. Marmiton indique que les régimes riches en poissons gras réduisent les marqueurs d’inflammation, ce qui peut être bénéfique pour les personnes souffrant d’inflammations chroniques ou de douleurs articulaires. Ces oméga-3 moduleraient également la réponse immunitaire de façon positive.

Au niveau de la peau et des yeux, ces lipides jouent un rôle important. Ils aident à retenir l’eau dans l’épiderme, rendant la peau plus souple. Les protéines et le fer présents dans le poisson nourrissent également le bulbe capillaire, ce qui peut limiter la chute des cheveux. Le DHA, concentré dans la rétine, participe au bon fonctionnement des photorécepteurs. Des études montrent qu’il pourrait aussi protéger contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

Précautions : polluants, friture et allergies

Tout n’est pas parfait dans l’assiette. Certains grands prédateurs marins, comme le requin, l’espadon ou certains thons, ont tendance à accumuler des contaminants comme le méthylmercure. L’Anses recommande deux portions de poisson par semaine, en variant les espèces. Elle conseille de limiter la consommation de poissons gras, notamment pour les femmes enceintes et les jeunes enfants, en évitant totalement l’espadon, le marlin et le requin.

Les espèces comme la morue, le tilapia, la truite d’eau douce ou le saumon présentent généralement une moindre teneur en mercure. Il faut également faire attention aux allergies ou aux risques d’infections ou de parasites. La cuisson à cœur ou la congélation à -20 °C avant de consommer du poisson cru permettent de réduire ces risques, comme l’indique le site Ameli.

Pour bénéficier des bienfaits des oméga-3 sans ajouter trop de graisses, il est préférable de privilégier la cuisson au four, à la vapeur ou en papillote plutôt que frit. En moyenne, deux portions par semaine permettent d’atteindre un apport quotidien d’environ 250 mg d’EPA et 250 mg de DHA. 100 grammes de poisson gras fournissent souvent entre 900 et 1500 mg d’oméga-3. Ceux qui n’aiment pas le poisson peuvent se tourner vers des huiles végétales comme celles de colza ou de lin, les noix ou certains œufs enrichis, en conservant à l’esprit que la transformation de ces oméga-3 végétaux en DHA et EPA est limitée.

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