Combien de cafés peuvent entrainer une crise cardiaque ? La vérité dévoilée
Combien de tasses de café faut-il boire pour provoquer une crise cardiaque ?
Le café est l’une des boissons les plus consommées dans le monde. De nombreuses études ont examiné ses effets sur la santé du cœur. Si certains travaux suggèrent un lien ponctuel entre café et événements cardiaques, la majorité des données indique que le risque reste très faible.
Une étude menée en 2006, utilisant une méthode appelée étude cas-témoins, a observé une augmentation du risque d’infarctus dans l’heure suivant la consommation d’une tasse de café. Le risque relatif était estimé à 1,49, ce qui signifie environ 50 % de risques en plus pendant cette courte période. Ce chiffre peut paraître inquiétant pris isolément.
Une consommation massive pour un risque négligeable
Cependant, en regardant le risque absolu, la situation change radicalement. En partant d’un risque cardiovasculaire moyen de 10 % sur dix ans, le risque horaire d’avoir un infarctus reste très faible. Même si ce risque augmente de 50 %, il ne représente que quelques millionsièmes.
Selon ces calculs, il faudrait consommer environ 1,7 million de tasses de café pour risquer d’observer un effet négatif mesurable. Autrement dit, dans la vie réelle, la consommation de café ne constitue pas une menace sérieuse pour provoquer une crise cardiaque.
Le café et les arythmies cardiaques
Les arythmies, comme la fibrillation auriculaire, sont plus faciles à étudier que les infarctus, car elles peuvent être mesurées sur de courtes périodes. Des essais récents ont apporté des résultats rassurants.
Une étude publiée en 2023, où les participants alternaient entre journées avec et sans café, n’a pas montré d’augmentation de la fibrillation auriculaire ni des extrasystoles auriculaires. Seules les extrasystoles ventriculaires ont légèrement augmenté, mais dans des proportions jugées sans danger au vu du nombre total de battements cardiaques quotidiens.
Une autre étude, menée en 2025 sur des patients déjà atteints de fibrillation auriculaire, a montré moins de récidives chez ceux qui continuaient à boire du café, comparés à ceux qui s’en abstenaient. Cependant, ces résultats doivent être pris avec prudence en raison de certaines limites méthodologiques.
Ce qu’il faut retenir
Les données, qu’elles soient observationnelles ou issues d’essais contrôlés, convergent vers une même conclusion : le café n’est pas dangereux pour la santé cardiovasculaire de la population générale. Les risques ponctuels observés sont relatifs et ne signifient pas un danger réel pour chaque individu.
Une consommation modérée de café peut donc être poursuivie sans crainte particulière pour le cœur. Provoquer une crise cardiaque à cause du café serait une situation totalement irréaliste.



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