Découverte : un régime tropical ancestral booste la santé en quelques semaines
Une petite nation tropicale, située loin des grandes capitales, attire l’attention des scientifiques. Ses habitants suivent depuis des générations une alimentation très peu industrialisée. Pour mieux comprendre ce mode de vie, une équipe de chercheurs irlandais a reproduit ce régime traditionnel auprès de volontaires occidentaux. En seulement quelques semaines, ces derniers ont observé des changements positifs surprenants sur leur santé.
Les résultats, publiés le 23 janvier dans la revue Cell, concernent le régime NiMe, inspiré des modes d’alimentation des communautés rurales de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Pendant trois semaines, ce régime, riche en végétaux et en fibres (22 g pour 1 000 calories), a permis une baisse de poids, une réduction du cholestérol LDL de 17 %, une diminution de la glycémie de 6 % et une baisse de 14 % de la protéine C-réactive, un marqueur d’inflammation associé aux maladies cardiaques. Ces résultats ont suscité un vif intérêt dans le monde entier.
Papouasie-Nouvelle-Guinée : une alimentation traditionnelle à l’origine du régime NiMe
Dans de nombreux villages de ce pays, l’alimentation quotidienne repose encore sur des produits bruts. Les habitants consomment principalement des légumes du jardin, des tubercules, des grains entiers, ainsi qu’un peu de viande ou de poisson issus de la chasse ou de la pêche. Les aliments transformés, les boissons sucrées et les produits laitiers sont rares, ce qui contraste fortement avec les habitudes occidentales.
Pour imiter ce mode de vie, le régime NiMe privilégie une assiette composée majoritairement de légumes, complétés par des légumineuses et des céréales complètes. La consommation de protéines animales est limitée à de petites portions de poulet ou de porc. Ce régime exclut les produits laitiers, le bœuf et le blé, favorisant ainsi une alimentation riche en fibres et un microbiote intestinal plus diversifié, moins inflammatoire.
Les 4 aliments principaux du régime des habitants
Les chercheurs ont identifié quatre groupes d’aliments qui constituent la base de l’alimentation quotidienne en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ces ingrédients, faciles à trouver dans de nombreux pays, sont au cœur du protocole NiMe appliqué aux volontaires :
- Les légumes variés : chou, concombre, patate douce, légumes-feuilles… qui occupent une grande partie de l’assiette.
- Les légumineuses : fèves, pois, lentilles, pois cassés, riches en fibres et en protéines.
- Les protéines animales maigres : surtout poisson et poulet, avec parfois un peu de porc, en quantité modérée pour éviter les excès de viande rouge.
li>Les céréales complètes sans blé : riz, millet, quinoa ou autres grains entiers, peu transformés.
Adapter facilement le régime NiMe à la maison
Il est possible d’intégrer ce modèle alimentaire dans son quotidien en France, sans changer de pays. En privilégiant les légumes de saison, les lentilles, pois chiches, riz complet ou millet, on peut préparer des soupes, des taboulés ou des porridges. Par exemple, une soupe de pois jaunes, un taboulé de quinoa ou un porridge au millet sont des options simples et saines.
Les chercheurs soulignent que cette étude est courte, menée sur un petit groupe. Les effets bénéfiques sur le microbiote disparaissent si l’on revient à une alimentation très transformée. Il est donc conseillé d’augmenter progressivement la consommation de fibres, notamment en cas de troubles digestifs ou de maladies chroniques.



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