×

Mangez à 9h et 16h pour booster votre microbiote

Mangez à 9h et 16h pour booster votre microbiote

Une experte en microbiote recommande des horaires précis pour le petit-déjeuner et le dîner

Selon la biologiste Asun González, le meilleur moment pour prendre le petit-déjeuner se situe à 9 heures, et pour dîner, à 16 heures. Elle affirme que ces horaires sont idéaux pour préserver la santé de notre microbiote intestinal. Cette spécialiste en nutrition, notamment dans le domaine du SIBO, explique que « l’idéal serait de petit-déjeuner à neuf heures et de dîner à quatre heures ». Ces conseils remettent en question nos habitudes françaises, où le dîner se prend souvent après 20 heures.

Pour justifier cette recommandation, Asun González évoque l’existence d’un rythme propre au microbiote. « Le microbiote a aussi des horaires », précise-t-elle. Elle souligne que si nous mangeons à des heures inadaptées, cela peut déséquilibrer ses rythmes. Elle ajoute que « les ballonnements, les gaz ou le ventre gonflé ne sont pas normaux », alors que près de 80 % de la population souffre de troubles digestifs. La question qui se pose alors est : que faire si l’on doit manger à 16 heures en France, où le dîner est souvent tardif ?

Le rôle du microbiote et l’importance de l’horloge biologique

Le microbiote intestinal désigne l’ensemble des bactéries présentes dans notre tube digestif. Asun González résume cette coexistence en disant « nous sommes un sac de bestioles ». Ces micro-organismes jouent un rôle essentiel dans la digestion, l’immunité, mais aussi dans la communication avec le cerveau et la peau.

Ces bactéries suivent elles aussi un rythme circadien, c’est-à-dire une horloge de 24 heures alignée sur la lumière et l’obscurité. Un article de National Geographic rappelle que notre métabolisme ne réagit pas de la même façon selon l’heure du repas : la gestion de la glycémie, des graisses et des hormones varie selon le moment de la journée. Manger tard le soir peut ainsi forcer notre corps, surtout quand il devrait se reposer et se réparer.

Une fenêtre de repas idéale : petit-déjeuner à 9h, dîner à 16h

Dans ses interventions, Asun González insiste sur le fait que « la modernité nous a dépassés ». La routine actuelle, avec ses repas étalés tout au long de la journée, le grignotage constant, et les dîners tardifs, ne correspond pas aux rythmes naturels du corps. Elle propose donc une période de repos digestif prolongée, en débutant la journée vers 9 heures et en terminant le dernier vrai repas à 16 heures.

Elle recommande aussi un jeûne intermittent adapté à ce rythme, associé à une alimentation de type régime pesco-méditerranéen : poisson, légumes, huile d’olive, peu d’aliments ultratransformés et beaucoup d’eau. L’objectif n’est pas de « punir » le soir, mais de laisser cette période à la récupération, éventuellement avec une tisane ou une collation très légère si nécessaire. Selon elle, des troubles comme le SIBO peuvent souvent être liés à des habitudes alimentaires désynchronisées.

Que faire si dîner à 16 heures est impossible ?

Pour beaucoup, dîner à 16 heures n’est pas réaliste. Asun González le reconnaît, en précisant que cette recommandation reste un idéal. L’essentiel est d’avancer progressivement le dernier repas de la journée, afin de laisser le microbiote se reposer suffisamment pendant la nuit, même si l’on ne peut pas atteindre précisément cette heure.

En pratique, plusieurs stratégies sont couramment adoptées :

  • Un rythme « de bureau » classique : petit-déjeuner plus copieux, déjeuner complet, dîner léger vers 19 heures, en évitant les desserts tardifs.
  • Coucher tardif : repas principal à midi ou en début d’après-midi, collation salée en début de soirée, puis pas de grignotage durant la nuit.
  • Horaires décalés ou travail posté : organisation personnalisée avec l’aide d’un professionnel, en conservant des plages sans apport calorique pour respecter le microbiote.

Les spécialistes soulignent que ces ajustements peuvent être plus difficiles en cas de diabète sous traitement, de grossesse, de troubles du comportement alimentaire ou de maladies digestives. Toute modification importante des horaires de repas doit être réalisée sous supervision médicale, surtout si des symptômes comme ballonnements, douleurs ou fatigue persistent malgré les changements.

Laisser un commentaire