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Stévia ou Monk : quel est Le meilleur édulcorant pour surveiller votre glycémie?

Stévia ou Monk : quel est Le meilleur édulcorant pour surveiller votre glycémie?

Stévia ou monk : quel édulcorant privilégier pour surveiller sa glycémie ?

Réduire sa consommation de sucre tout en conservant un goût sucré est un défi pour beaucoup. Les édulcorants artificiels sont de moins en moins recommandés, car ils sont suspectés de favoriser des troubles cardiovasculaires et certains cancers. En revanche, les édulcorants naturels d’origine végétale, comme la stévia et le monk (également appelé fruit du moine), gagnent en popularité, notamment pour sucrer boissons chaudes et desserts.

Selon les diététiciens, ces produits peuvent aider à réduire progressivement la consommation de sucre, mais ils ne doivent pas être considérés comme une solution miracle. « Je recommande aussi bien le monk que la stévia comme substituts du sucre, car ils offrent des avantages similaires », explique Laura Isaacson, diététicienne. Reste à choisir celui qui conviendra le mieux au quotidien.

Deux édulcorants au pouvoir sucrant très élevé

Ces deux édulcorants proviennent de plantes : la stévia, issue des feuilles de cette plante, et le monk, extrait d’un petit melon vert d’Asie. Leur pouvoir sucrant est très élevé : la stévia est environ 200 à 400 fois plus sucrée que le sucre, tandis que le monk fruit est 100 à 250 fois plus sucré. Tous deux ne contiennent quasiment pas de calories ni de glucides, et n’élèvent pas la glycémie lorsqu’ils remplacent le sucre ajouté.

Les experts soulignent que leur principal avantage est leur capacité à substituer le sucre. La diététicienne Charlotte Cervantes précise que le monk offre des qualités sensorielles attrayantes, tout en étant une option sûre en quantités modérées, grâce à ses composés antioxydants.

Les différences réglementaires et gustatives

En termes de goût, la différence se fait rapidement sentir. La stévia peut laisser un léger arrière-goût amer ou de réglisse, alors que le monk est souvent considéré comme ayant un goût plus doux et plus proche du sucre. Charlotte Cervantes recommande d’expérimenter les deux pour voir celui qui plaît le plus.

En Europe, la stévia est bien encadrée : les glycosides de stéviol sont autorisés comme additifs, avec une dose journalière admissible fixée à 4 mg par kilogramme de poids corporel. Cependant, certains produits à base de stévia, notamment ceux contenant des polyols comme l’érythritol, peuvent provoquer des ballonnements ou des gaz. Le monk fruit, quant à lui, est considéré comme sûr par les autorités américaines, mais l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) considère que les données toxicologiques sont encore insuffisantes pour une autorisation en tant qu’additif. En pratique, cela limite son usage en France et réduit le recul sur ses effets à long terme. La stévia reste donc l’option la plus accessible et la mieux encadrée, particulièrement pour les personnes diabétiques ou surveillant leur poids.

Ce que recommandent les diététiciens

Sur le plan de la santé, les avis convergent. Charlotte Cervantes affirme que ni la stévia ni le monk ne sont plus favorables ou défavorables à la santé. Ce sont deux options efficaces pour ceux qui souhaitent explorer l’utilisation d’édulcorants.

Laura Isaacson considère que la stévia et le monk sont des substituts du sucre sûrs et efficaces. Elle précise qu’il n’existe pas de preuve solide montrant qu’un des deux est nettement supérieur pour maîtriser la glycémie ou gérer le poids. Elle insiste sur le fait que le choix doit avant tout dépendre de la préférence personnelle, en intégrant ces édulcorants dans une alimentation équilibrée.

Enfin, les diététiciennes recommandent de lire attentivement les étiquettes, de limiter les mélanges riches en polyols, et d’habitué progressivement le palais à des goûts moins sucrés. L’objectif est de se passer peu à peu des édulcorants, pour retrouver un goût plus naturel.

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