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Mercure dans le thon en conserve : un danger caché dans votre assiette

Mercure dans le thon en conserve : un danger caché dans votre assiette

Le thon en conserve est un aliment courant dans de nombreux foyers. On le retrouve dans les salades de pâtes, les sandwiches ou simplement dans des boîtes rangées dans le placard. Cependant, des analyses menées par les ONG Bloom et Foodwatch sur 148 boîtes vendues en Europe ont révélé la présence de mercure dans tous les échantillons.

Certains consommateurs, notamment ceux qui suivent un régime sportif, consomment jusqu’à 15 ou 20 boîtes par semaine, ce qui n’est pas un usage occasionnel. Face à cela, des nutritionnistes recommandent de prêter attention à l’étiquette lors de l’achat. En effet, quelques mots discrets inscrits sur la boîte peuvent aider à limiter l’exposition au mercure et au sel.

Les risques liés au mercure dans le thon en conserve

Les tests de Bloom et Foodwatch indiquent qu’environ 57 % des boîtes contiennent plus de 0,3 mg de mercure par kilo de chair. Près de 10 % dépassent même la limite européenne de 1 mg/kg, avec des concentrations allant jusqu’à 3,9 mg/kg dans certains cas en France. La mise en boîte concentre la chair, ce qui peut augmenter la quantité de mercure. L’Organisation mondiale de la santé considère le mercure parmi les dix produits chimiques les plus préoccupants pour la santé publique.

Pour Rocío Maraver, diététicienne-nutritionniste, le thon en conserve reste pratique, mais il n’est pas sans risques. Elle souligne que sa consommation doit être modérée, notamment à cause du mercure et du sel. En moyenne, 100 grammes de thon en conserve apportent environ 1,5 gramme de sel. Elle rappelle aussi que le mercure s’accumule à chaque étape de la chaîne alimentaire, d’où l’importance de privilégier des poissons gras de petite taille.

Comment choisir son thon en conserve : liste ou albacore ?

Blanca García, nutritionniste, conseille de privilégier les boîtes portant la mention « thon » plutôt que « thon clair ». Selon elle, cette dénomination indique une espèce contenant moins de métaux lourds. En Espagne, le terme « atún claro » correspond souvent à de gros thons plus contaminés. En France, il est donc préférable de choisir du thon listao ou de la bonite, qui sont de plus petite taille. Il faut limiter la consommation de thon albacore ou de thon blanc, qui ont tendance à accumuler davantage de métaux lourds.

Combien de boîtes par semaine, et quelles précautions pour les femmes enceintes et les enfants ?

Les agences sanitaires, comme l’ANSES, recommandent en général deux portions de poisson par semaine, en variant les espèces. Le thon en conserve ne doit pas être le seul poisson consommé. Pour les femmes enceintes, allaitantes et les enfants de moins de 3 ans, il est conseillé de limiter fortement la consommation de poissons prédateurs, notamment le thon, le requin ou le marlin, qui sont plus susceptibles de contenir des niveaux élevés de mercure. Dans ces cas, la boîte de thon doit rester une option ponctuelle, plutôt qu’un aliment de consommation régulière.

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