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Rhinite allergique : ces combinaisons de jus à éviter absolument

Rhinite allergique : ces combinaisons de jus à éviter absolument

Entre la mi-mai et la fin juillet, la pollinisation des graminées est à son pic, provoquant chez de nombreux Français un phénomène connu sous le nom de rhume des foins. Lors de cette période, les personnes allergiques prennent souvent des antihistaminiques pour soulager leurs symptômes, tels que les éternuements, la congestion nasale ou les yeux qui piquent.

Cependant, des pharmaciens mettent en garde contre certaines associations courantes. En particulier, boire certains jus de fruits ou consommer de l’alcool en même temps que ces médicaments peut réduire leur efficacité ou augmenter la somnolence. Ces conseils interviennent alors que l’on profite souvent des beaux jours pour déjeuner en terrasse ou prendre un apéritif.

Quels sont les risques avec certains jus de fruits ?

Selon un article publié par Bolt Pharmacy au Royaume-Uni, quatre boissons sont particulièrement à éviter lors de la prise d’antihistaminiques oraux : le jus d’orange, le jus de pomme, le jus de pamplemousse et l’alcool. La pharmacie souligne que beaucoup de personnes prennent leur médicament le matin en buvant un verre de jus d’orange, sans en connaître les risques. Ces boissons peuvent en effet modifier la façon dont certains médicaments sont absorbés par le corps.

Comment les jus de fruits interagissent-ils avec les médicaments ?

Pour que les antihistaminiques agissent efficacement, ils doivent être absorbés dans l’intestin avant d’entrer dans la circulation sanguine. Ce processus implique des transporteurs spécifiques, comme le transporteur OATP1A2, qui facilite l’absorption de la fexofénadine, un antihistaminique couramment utilisé.

Plusieurs études indiquent que certains jus de fruits peuvent inhiber ces transporteurs. Par exemple, ils peuvent réduire d’environ 36 % la biodisponibilité du médicament. Cependant, les formes administrées par spray nasal ou gouttes oculaires ne sont pas concernées, car elles contournent l’intestin.

Une interaction modérée existe donc entre la fexofénadine et certains jus. Il est conseillé de boire de l’eau plutôt que du jus pour prendre le médicament. Bolt Pharmacy précise que le jus d’orange peut diminuer l’absorption de la fexofénadine d’environ un tiers.

Le jus de pomme, quant à lui, peut réduire la biodisponibilité du médicament d’un tiers ou plus, ce qui signifie qu’une quantité moindre du principe actif atteint la circulation sanguine. Il est recommandé d’attendre au moins quatre heures entre la consommation de jus de pomme, d’orange ou de pamplemousse et la prise du médicament.

Le pamplemousse est encore plus problématique : 300 ml peuvent déjà réduire l’absorption de fexofénadine d’environ 50 %. Consommer 1,2 litre de ces jus sur trois heures peut faire chuter l’efficacité du médicament de plus de 70 %. Ce fruit est également connu pour interagir avec de nombreux traitements cardiaques ou pour le cholestérol.

Et l’alcool, quelle influence ?

Bolt Pharmacy rappelle que le NHS recommande d’éviter l’alcool lors de la prise d’antihistaminiques sédatifs. En effet, l’alcool, comme ces médicaments, agit sur le système nerveux central. Leur association peut augmenter la somnolence, provoquer des vertiges et accroître le risque d’accidents, notamment lors de la conduite ou de l’utilisation de machines.

Il est généralement conseillé de prendre ses antihistaminiques le soir. Même ceux dits « non sédatifs », comme la fexofénadine, la cétirizine ou la loratadine, peuvent provoquer une légère fatigue ou une baisse de vigilance chez certains. Les prendre avant de dormir limite ces effets pendant la journée.

De plus, les symptômes de la rhinite allergique ont tendance à s’aggraver la nuit et le matin, en raison de variations naturelles hormonales et inflammatoires. Prendre le médicament le soir permet d’obtenir une concentration efficace au moment où les symptômes sont plus gênants, ce qui peut aussi favoriser un meilleur sommeil. Certains antihistaminiques ont une durée d’action de 24 heures, permettant une protection continue avec une seule prise nocturne.

Quelle est la situation de la rhinite allergique ?

Le rhume des foins, ou rhinite allergique, concerne actuellement 25 % de la population française. Il peut apparaître à tout âge, mais débute le plus souvent à l’adolescence. La majorité des cas concernent les moins de 40 ans, en particulier les hommes.

Les symptômes ressemblent à ceux d’un rhume : nez qui coule, démangeaisons oculaires, éternuements et congestion. La rhinite allergique augmente aussi le risque de développer de l’asthme, avec un facteur multiplié par quatre, selon le ministère de la Santé.

Contrairement à un virus, qui disparaît en quelques jours, cette allergie persiste tant que l’on reste exposé aux allergènes.

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