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Aliments ultra-transformés : le secret d’un QI en baisse chez les enfants

Aliments ultra-transformés : le secret d’un QI en baisse chez les enfants

Une consommation d’aliments ultra-transformés associée à de faibles scores de QI chez l’enfant

Une nouvelle étude révèle que manger des chips, biscuits sucrés, sodas ou nouilles instantanées dès le plus jeune âge pourrait avoir un impact négatif sur le développement intellectuel des enfants. Cette recherche, publiée dans le British Journal of Nutrition, s’appuie sur une analyse de la cohorte de naissance de Pelotas, au Brésil.

Les chercheurs de l’Université de l’Illinois et de l’Université fédérale de Pelotas ont examiné les habitudes alimentaires de milliers d’enfants à l’âge de 2 ans. Ils ont ensuite évalué leurs capacités cognitives entre 6 et 7 ans. Deux profils alimentaires principaux ont été identifiés : un régime « sain » comprenant fruits, légumes et légumineuses, et un régime « malsain », marqué par la consommation de snacks, bonbons, sodas, charcuterie et produits industriels.

Une relation persistante après plusieurs ajustements

Les résultats montrent que les enfants consommant davantage d’aliments ultra-transformés obtenaient des scores de QI plus faibles à l’école primaire. Cette corrélation est restée significative même après avoir pris en compte des facteurs comme le niveau socio-économique, l’éducation de la mère, l’allaitement, l’environnement familial ou la stimulation à la maison.

En revanche, aucune association n’a été observée entre une alimentation saine et de meilleurs scores de QI. Selon Thayna Flores, co-auteure de l’étude, cela s’explique par le fait que la majorité des enfants avaient déjà une alimentation relativement équilibrée. « Environ 92 % des enfants consommaient régulièrement au moins quatre aliments caractéristiques d’un régime sain », a-t-elle indiqué, citée par Medical Xpress.

Les enfants les plus vulnérables davantage touchés

Les effets négatifs de cette alimentation malsaine étaient encore plus marqués chez les enfants souffrant d’un retard de croissance précoce, notamment au niveau de la taille ou du périmètre crânien.

Les chercheurs parlent d’un « désavantage cumulatif ». Ils suggèrent que des fragilités biologiques, combinées à une alimentation de mauvaise qualité, pourraient renforcer les difficultés cognitives. Plusieurs mécanismes biologiques sont évoqués, comme l’inflammation systémique, le stress oxydatif ou encore des altérations de l’axe intestin-cerveau.

Un enjeu mondial de santé publique

Bien que cette étude ait été réalisée au Brésil, ses auteurs estiment que ses conclusions concernent de nombreux autres pays, où la consommation d’aliments ultra-transformés ne cesse d’augmenter chez les jeunes enfants.

« Il est essentiel de prendre en compte la hausse de la consommation d’aliments ultra-transformés », avertit Thayna Flores. Les chercheurs appellent à renforcer les conseils nutritionnels dès la petite enfance pour limiter la fréquence de ces produits dans l’alimentation des enfants.

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