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Ces aliments mal aimés qui boostent votre microbiote et votre santé

Ces aliments mal aimés qui boostent votre microbiote et votre santé

Ces aliments mal aimés qui favorisent en réalité votre microbiote

De nombreux Français évitent certains aliments, pensant qu’ils sont trop gras, trop salés ou provoquent des ballonnements. Pourtant, leur microbiote intestinal, cette flore composée de milliards de micro-organismes, a surtout besoin d’être mieux nourri. Ce microbiote joue un rôle essentiel dans la digestion, l’immunité et l’humeur.

Notre consommation de fibres est actuellement d’environ 18 g par jour, alors que la recommandation est d’au moins 30 g. Il existe donc une marge de progression pour mieux alimenter cette flore intestinale.

Plusieurs diététiciennes, dont Lisa Andrews, Raksha Shah, Alyssa Smolen et Ana Pruteanu, rappellent que certains aliments souvent critiqués sont en réalité bénéfiques pour le microbiote. Parmi eux : la choucroute crue, les légumineuses, les pommes de terre et le riz blanc cuits puis refroidis, les légumes crucifères et le chocolat noir riche en cacao. Ces aliments, riches en fibres, probiotiques, amidon résistant ou polyphénols, nourrissent les bonnes bactéries et favorisent la production d’acides gras à chaîne courte, protecteurs pour l’organisme. L’enjeu est donc de les apprivoiser plutôt que de les exclure de son alimentation.

6 aliments mal perçus mais bons pour le microbiote

La choucroute, un aliment sous-estimé

Selon Lisa Andrews, la choucroute arrive en tête des aliments à mauvaise réputation mais bénéfiques pour la santé intestinale. Ce chou lactofermenté apporte des fibres et, s’il est consommé cru et non pasteurisé, des probiotiques vivants qui renforcent l’immunité. En petite quantité, ce condiment peut apporter du goût sans excès de sel.

Les légumineuses : haricots et lentilles

Souvent redoutées pour leurs effets sur la formation de gaz, les haricots et lentilles sont en réalité de puissants prébiotiques. Un demi-bol d’haricots noirs peut contenir environ 8 g de fibres. Selon Lisa Andrews, la production de gaz est en fait un signe que les bactéries du microbiote sont en activité. Il suffit d’augmenter progressivement les portions et de bien cuire ces aliments pour en bénéficier.

Pommes de terre et riz blanc : l’amidon résistant

Les pommes de terre sont souvent accusées de favoriser la prise de poids à cause de leur indice glycémique. Pourtant, une fois cuites puis refroidies, elles développent de l’amidon résistant. Ce type d’amidon n’est pas digéré dans l’intestin grêle, mais fermenté par les bactéries du côlon, produisant des acides gras à chaîne courte anti-inflammatoires. Un simple plat de pommes de terre préparé la veille peut donc devenir un allié pour la flore intestinale.

Le riz blanc suit une logique similaire. La cuisson puis le refroidissement du riz augmentent sa teneur en amidon résistant. Selon Ana Pruteanu, cette méthode permet de maximiser l’apport en fibres et de mieux stabiliser la glycémie. Manger du riz refroidi, voire le réchauffer, peut aussi favoriser une meilleure tolérance à cette céréale.

Légumes crucifères et chocolat noir : des alliés à découvrir

Les légumes comme le brocoli ou le chou-fleur, riches en fibres et en composés soufrés, participent à la protection du côlon. Bien qu’ils puissent provoquer des gonflements, leur consommation reste bénéfique pour le microbiote. Quant au chocolat noir, il contient des polyphénols, des composés végétaux qui nourrissent les bactéries bénéfiques et aident à réduire l’inflammation intestinale.

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