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Les 3 beurres à fuir en 2026 selon 60 Millions De Consommateurs

Les 3 beurres à fuir en 2026 selon 60 Millions De Consommateurs

Les 3 marques de beurre à éviter en 2026, selon 60 Millions de consommateurs

En France, le beurre reste un produit très acheté. Selon le CNIEL (Centre national interprofessionnel de l’économie laitière), chaque Français a acheté en moyenne 2,75 kg de beurre en 2023. Cependant, une enquête de 60 Millions de consommateurs, magazine de l’Institut national de la consommation, révèle que tous les produits portant la mention « beurre » ne répondent pas aux mêmes critères.

En 2024, le magazine a identifié trois références vendues comme du beurre qui, selon lui, sont trompeuses. Ces produits affichent des taux de matières grasses très éloignés de la norme, contiennent une longue liste d’additifs ou prétendent être « sans additifs » alors que ce n’est pas toujours vrai. En 2026, ces alertes restent d’actualité pour ceux qui cherchent un vrai beurre, sans mauvaises surprises à la lecture des étiquettes.

Ce que la loi définit comme « beurre »

Le règlement européen sur les matières grasses tartinables, en vigueur depuis 1994, encadre strictement la dénomination « beurre ». Pour qu’un produit soit considéré comme tel, il doit contenir au moins 80 % de matières grasses laitières, mais moins de 90 %. La teneur en eau ne doit pas dépasser 16 %, et celle en matières sèches non grasses doit être inférieure à 2 %. Si le produit contient moins de 80 %, il ne peut légalement pas être appelé « beurre ».

Dans les rayons, environ 90 % des beurres sont issus de procédés industriels utilisant un butyrateur, tandis que seulement 10 % sont fabriqués selon la méthode traditionnelle de barattage, avec une maturation de la crème de 10 à 20 heures. Concernant les produits sous l’appellation beurre AOP, ce label garantit que toutes les étapes de production ont lieu dans une zone géographique précise, selon un savoir-faire reconnu. Toutefois, l’AOP n’interdit pas l’utilisation d’un butyrateur, ce qui ne garantit pas forcément l’absence de transformation industrielle.

Les 3 marques de beurre à éviter en 2026

Le premier produit mis en cause est le beurre Eco+ d’E.Leclerc, vendu comme du « beurre doux » ou « demi-sel », mais qui affiche seulement 60 % de matières grasses. La mention « à teneur réduite en matières grasses, 60 % » est présente, mais discrète. Ainsi, ce produit peut facilement être confondu avec un vrai beurre, alors qu’il se comporte davantage comme une margarine lors de la cuisson, en raison de sa forte teneur en eau.

Le deuxième cas concerne les beurres légers 40 % de la marque Les Croisés, également d’E.Leclerc. Ces produits contiennent plusieurs additifs : amidon modifié de manioc, émulsifiant E471, épaississant E466 et conservateur E202. Pour 60 Millions de consommateurs, cela s’éloigne fortement de l’image d’un beurre traditionnel, qui ne devrait contenir que de la crème (et éventuellement du sel). Certains médecins, comme le Dr Jimmy Mohamed, s’inquiètent aussi des effets possibles de ces additifs sur la santé.

Le troisième produit épinglé est le beurre doux léger 41 % d’Elle et Vire. Malgré une recette modifiée, la présence de fécule (amidon) soulève des questions par rapport à la promesse « Sans additif » affichée sur l’emballage. Selon le magazine, cette différence entre le slogan et la composition peut induire en erreur le consommateur, qui pense acheter un beurre simple, alors qu’il s’agit d’un produit laitière retravaillée.

Comment reconnaître un vrai beurre rapidement

Une méthode simple consiste à vérifier le pourcentage de matières grasses. Si le taux est autour de 80-82 %, c’est un vrai beurre doux ou demi-sel. Si le taux est de 60 % ou 41 %, il s’agit d’un produit allégé, qui ne répond plus à la définition réglementaire du beurre. La liste d’ingrédients doit alors être très courte : crème ou lait, éventuellement du sel, et rien d’autre.

La présence d’additifs tels que amidon, fécule, émulsifiants (E471), épaississants (E466) ou conservateurs (E202) indique que le produit est fortement transformé. Les labels comme AOP ou la mention « baratte » peuvent aider à repérer des produits plus proches de la fabrication traditionnelle, même si cela ne garantit pas une fabrication artisanale totale. Enfin, la mention « Sans additif » doit toujours faire l’objet d’une vérification attentive de la composition avant l’achat.

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